19 juin 2005Visser et Mourao livrent la performance de leur vie
Martin Croteau
C'est bien connu, l'amour donne des ailes... même en vélo de montagne ! Guido Visser, de Saint-Féréol-les-Neiges, a livré la performance de sa vie hier à la Coupe du monde de marathon UCI, terminant en cinquième position. Quelques instants plus tard, son épouse Jaqueline Mourao a remporté l'épreuve chez les dames.
Visser a devancé le numéro deux mondial Dario Acquaroli, l'Autrichien Alban Lakata et 56 autres coureurs. Il a complété le parcours de 101 kilomètres en 4h 44min 8s, neuf minutes de plus que le vainqueur, le Britannique Liam Killeen.
Sitôt débarqué de sa monture, le coloré athlète de 34 ans a attendu sa douce, sautillant avec impatience jusqu'à ce qu'elle complète les derniers kilomètres. C'est finalement 5h 20 min 53 s après le coup de départ que la cycliste brésilienne a franchi le fil d'arrivée. La double championne olympique Paola Pezzo a terminé en deuxième position, presque quatre minutes derrière.
Couverts de boue, les deux tourtereaux - mariés depuis novembre - se sont longuement enlacés. « C'est la performance de ma vie ! » s'est exclamé Visser. » « Et je suis fier de Jaqueline, je savais qu'elle en était capable ! »
La gagnante dit s'être donnée à fond, sans regarder derrière elle. Ce n'est qu'à son passage au ravitaillement, une heure avant la fin de la course, qu'elle a réalisé que la victoire était à sa portée. « J'ai entendu la foule qui applaudissait et qui m'encourageait. C'est à ce moment que j'ai réalisé que je pouvais gagner. »
La coureuse avait bien terminé première à Sainte-Anne l'an dernier, mais c'était avant que la course ne devienne une étape officielle de la Coupe du monde. Cette fois, elle a triomphé devant le gratin de la discipline. « J'ai été impressionnée, elle a vraiment été très forte » a confié l'Italienne Pezzo au terme de sa course.
De l'eau jusqu'à la ceinture
Mais le marathon n'avait rien d'une ballade du samedi, bien au contraire ! Les averses des derniers jours avaient rendu certains passages impraticables. Les
concurrents ont aussi dû pédaler contre un fort vent. Le vainqueur chez les hommes a d'ailleurs mis plus de quatre heures et demie à compléter le tracé, une heure de plus que le meilleur chrono de l'an dernier.
« C'était très difficile : à un endroit j'avais de l'eau jusqu'à la ceinture. Heureusement le froid ne m'a pas trop affecté » a indiqué Paola Pezzo.
Mais ce ne fut pas le cas pour Lyne Bessette qui a été contrainte à l'abandon à 20 kilomètres de la fin. « J'ai marché lors des passages difficiles. Mais sur la montagne, il y avait de la boue sur la piste et les descentes étaient très glissantes. Je ne pensais pas que c'était si tough que ça ! » a-t-elle expliqué.
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