Cliquez sur >> à droite pour faire disparaître les annonces

21 mai 2006


Atteinte de sclérose en plaques, Claire Préfontaine fonde beaucoup d'espoir en la cycliste Marie-Ève Lahaie.
photo : Jessica Garneau

Les États-Unis en vélo au profit de la sclérose en plaques

David Bombardier

La Sherbrookoise Marie-Ève Lahaie parcourra 6000 km à vélo cet été afin d'amasser des dons pour la sclérose en plaques. Cette maladie du système nerveux central touche environ 1000 Estriens et se déclare chez des personnes ayant entre 15 et 40 ans.

Technicienne chez GSI Environnement, Marie-Ève traversera les États-Unis d'ouest en est, de la Californie jusqu'à Sherbrooke. Elle espère obtenir au moins 1 $ par kilomètre parcouru, soit plus de 6000 $.

La totalité de l'argent amassé servira à faire avancer la recherche pour vaincre cette maladie qu'on ne peut ni prévenir ni guérir.

À 35 ans, Claire Préfontaine n'aurait jamais soupçonné que sa vie aurait pu prendre un tel tournant, ponctué de hauts et de bas incontrôlables. "Ça frappe fort. C'est comme un coup de massue qu'on reçoit sur la tête", explique avec émotion celle qui vit avec la sclérose en plaques depuis trois ans.

Fatigue extrême, difficultés d'élocution, troubles visuels, pertes d'équilibre, engourdissements, paralysie: les symptômes de la maladie sont imprévisibles et différents pour chaque personne. Pour Mme Préfontaine, la maladie affecte surtout ses jambes. "Chaque matin, on ne sait pas comment sera notre journée. C'est très difficile à vivre..."

C'est pour des personnes comme Mme Préfontaine que Marie-Ève Lahaie s'envolera vers San Diego le 26 mai. "J'ai la santé et la force pour le faire", se réjouit la jeune femme de 23 ans, qui prévoit revenir à Sherbrooke le 4 septembre après avoir pédalé des paysages extraordinaires et d'interminables montées pendant 104 jours.

Pour l'instant, Marie-Ève a prévu franchir environ 1000 km en autobus, dans la région de Dead Valley en Californie, une zone inhabitée et désertique où la température peut atteindre 50 degrés Celsius.

La cycliste pourrait parcourir cette distance à vélo si elle trouve un accompagnateur qui aurait notamment comme tâche de transporter des réserves d'eau, une ressource pratiquement introuvable dans cette zone aride.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

1