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Cyclisme sur piste – Coupe du monde – Saison 2005-2006

Yannik Morin et Martin Gilbert en piste cette fin de semaine

Montréal, 2 novembre 2005 (Sportcom) – La saison 2005-2006 de la Coupe du monde de cyclisme sur piste prendra son envol, vendredi, à Moscou. Au sein de l’équipe canadienne, deux Québécois tenteront de faire leur marque soit Yannik Morin, de Montréal, et Martin Gilbert, de Châteauguay.

Morin, ex-bobeur qui a participé aux Jeux olympiques de Salt Lake City, se dit fin prêt pour sa deuxième saison internationale à titre de premier relayeur de l’équipe canadienne de sprint olympique. « Cette année, ce n’est pas juste pour se faire un nom. On veut performer ! » lance d’emblée l’athlète de 30 ans qui fera équipe avec Travis Smith et Cam MacKinnon.

Depuis l’an dernier, les épreuves de Coupes du monde sont présentées durant l’hiver, ce qui a permis à Morin d’avoir suffisamment de temps pour préparer sa saison. « Au Centre d’entraînement de Bromont, j’ai eu énormément d’aide. Nous avons axé le travail sur les départs. Il y a un an, je m’entraînais pour plusieurs épreuves, mais maintenant que je suis dans l’équipe de sprint olympique, il n’y a que les départs qui comptent pour moi », poursuit celui qui est également le préparateur physique de son coéquipier Cam MacKinnon.

Objectifs élevés
Sûr de lui, Morin a des objectifs élevés : « Notre meilleur classement en Coupe du monde est une sixième place. Cette année, nous visons le podium. L’an dernier, nous n’avions jamais eu la chance de nous entraîner ensemble, ce qui n’est pas le cas cette année. Nous avons plus d’expérience de course et tout le monde est un peu plus rapide. »

Le sprint olympique se court par équipe de trois coureurs. Ceux-ci prennent le départ en même temps et un coureur décroche du groupe après chaque tour de l’épreuve qui en compte trois.

L’an dernier, le meilleur temps de Morin pour son tour de piste (de 250 m) d’ouverture était de 18,6s. « Cette année, je vise 18,3s. Et c’est le minimum d’amélioration que je compte faire. Je crois qu’on peut s’attendre qu’à chacune de nos courses, nous allons inscrire un record canadien (qui est de 46,65 sur une piste de 250 m.) »

Il ne faudra toutefois pas s’attendre à un record ce week-end, car la piste moscovite mesure 333 m, au lieu des 250 m qui constituent la norme.

Martin Gilbert : l’endurance sur piste et sur route
Contrairement à Morin qui a passé l’été à préparer cette nouvelle saison de Coupe du monde, Martin Gilbert n’a pas travaillé spécifiquement pour la piste, passant son temps entre les épreuves sur route et les entraînements au vélodrome.

« Je me suis un peu plus adapté que l’an dernier. En août, je n’avais plus d’épreuves importantes sur la route, contrairement à la saison précédente », indique Gilbert, qui sera au départ de la course aux points et qui fera équipe avec Zach Bell pour la course à l’Américaine. « J’ai sacrifié quelques courses pour bien me reposer et recommencer à m’entraîner en septembre. Je pense que j’ai mieux géré mes choses que l’année passée, où j’étais cuit à la fin de l’été et où j’avais dû rater la première Coupe du monde sur piste. »

La saison sur route 2005 du Châteauguois a été marquée de succès où il a entre autres remporté une étape au Tour de Beauce, où il a d’ailleurs été le détenteur du maillot jaune durant une journée, et d’une troisième place à une étape du Tour de Toona.

Ces résultats ne sont pas passés inaperçus et cette semaine, Gilbert a officiellement signé une entente avec l’équipe américaine sur route Sierra Nevada/Kodak Gallery, où il ira rejoindre son compatriote Dominique Perras. « Ça sera ma première année aux États-Unis et être avec Dominique, ça sera vraiment bien pour moi », croit-il.

Le sport et les études de front
Cycliste presque douze mois par année et étudiant en temps plein en pharmacie, Martin Gilbert est certainement un homme occupé. Mais en menant de front deux disciplines sportives et ses études, ne risque-t-il pas d’éparpiller ses énergies ?

« Je me questionne souvent là-dessus, répond le principal intéressé. C’est sûr que des fois l’entraînement en prend un coup, surtout en période d’examens, mais en général, c’est quelque chose de possible. Ça prend de la discipline, mais ça se fait relativement bien. »

« Ce qui va m’amener aux Jeux olympiques, c’est la piste, poursuit-t-il. La route, c’est plus une question de timing. J’ai plus d’aptitudes pour la piste, sauf qu’en même temps, ça fait quatre ans que je fais la saison sur route et avec mes résultats de cette année, j’ai l’occasion d’aller rouler chez les professionnels américains, alors je veux en profiter. »

Coup de chance pour Gilbert, la refonte du programme de pharmacie à l’Université de Montréal fera en sorte qu’il pourra prendre une session de congé dès janvier afin d’amorcer la saison 2006 sur route avec sa nouvelle formation, tout en peaufinant sa préparation pour les championnats du monde sur piste et les Jeux du Commonwealth.

Rédaction : Mathieu Laberge


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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