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Classique Fitchburg Longsjo

Perras et Dionne victimes d’une tactique d’équipe douteuse

Montréal, 3 juillet 2005 (Sportcom) – Les cyclistes Dominique Perras et Charles Dionne ont été deux des victimes d’une tactique d’équipe pour le moins douteuse, lors de la dernière étape de la Classique Fitchburg Longsjo, au Massachusetts. Dans les derniers moments de la course, deux des cyclistes de la formation Colavita, qui détenait les trois premières positions, ont subitement mis les freins afin de bloquer les autres cyclistes et ainsi permettre à leur coéquipier Jonathan Page de remporter l’étape, un critérium de 80 km. Grâce à cette victoire, Page a obtenu les dix secondes de bonification nécessaires pour s’emparer maillot de meneur que détenait Perras.

Il va s’en dire que Perras n’a pas apprécié les moyens utilisés par l’équipe Colavita. « C’est une tactique plus ou moins honnête, mais nous savions pertinemment qu’ils allaient mettre les freins dans l’avant-dernier virage, a indiqué le cycliste de Saint-Lambert. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui utilisent ce genre de tactiques, mais les cyclistes de Colavita en sont des spécialistes, surtout un gars comme Mark McCormack, pour qui c’est l’une des stratégies préférées.

« Le pire dans tout cela c’est que j’ai obtenu le même temps que (Jonathan) Page, mais c’est une formalité qui est venue départager le classement. Habituellement, ce sont les centièmes de seconde obtenus au contre-la-montre qui détermine un vainqueur en cas d’égalité, ce qui m’aurait procuré la victoire, mais ici ils ont opté pour une autre règle. En cas d’égalité, celui qui obtenait le meilleur résultat dans l’une des étapes était déclaré champion du tour. Comme mon meilleur résultat est une deuxième place (samedi) et que Page a gagné la dernière étape, c’est lui qui remporte le maillot », a expliqué Perras.

« Quand ils (Colavita) ont mis les freins, je me suis retrouvé derrière Charles (Dionne) et un de mes coéquipiers. Celui-ci s’est carrément fait tasser dans un coin. Ils ont alors pris trois ou quatre longueurs d’avance, et je savais que ma course était finie », a ajouté le cycliste de 30 ans, qui a avoué ressentir de la déception et de la colère.

« Ce n’était pas mon travail d’aller rattraper ce sprint, mais celui de mes coéquipiers, car je devais être encore dans le coup à la fin de la course. Certains de mes coéquipiers sont d’excellents sprinters, mais nous avons manqué de coordination. Je ne leur en veux pas car nous gagnons en équipe et perdons également en équipe », a conclu Perras, bon prince.

De son côté, Dionne a pris le quatrième rang de l’épreuve, terminant la course derrière le blocus imposé par la formation Colavita. Tout comme Perras, le cycliste de Saint-Rédempteur n’a pas été surpris par la tactique de l’équipe victorieuse.

« Cela n’était pas du beau vélo. Nous en avions parlé Dominique et moi, et nous savions qu’il fallait se méfier. Il aurait fallu être devant eux, avant ce fameux virage, mais cela ne s’est pas produit comme ça. J’ai tenté de revenir sur eux dans les derniers 100 m, mais il était trop tard. Cela a été un critérium où le rythme était rapide, mais cela a aussi été l’un des critériums les plus dangereux que j’ai fait cette saison », a avoué celui qui portait les couleurs de l’équipe du Québec.

Les deux Québécois prendront part aux championnats canadiens qui auront lieu à Kamloops, en Colombie-Britannique, à compter de jeudi.

Chez les dames, Tina Pic, de l’équipe Quark, a remporté la dernière étape, mais les bonifications en temps n’ont pas été suffisantes pour combler l’écart la séparant de la Canadienne Sue Palmer-Komar au classement général.

« Nous avions 36 secondes à rattraper pour que Tina (Pic) l’emporte au général, ce qui est très difficile dans un critérium, a mentionné Audrey Lemieux, l’une de ses coéquipières chez Quark. Il aurait fallu que Tina parte seule en échappée, ce qui n’est pas arrivé. »

« Aujourd’hui (dimanche), ce n’était vraiment pas ma meilleure étape du tour, a avoué l’Almatoise, qui avait fini 14e samedi. J’ai tout de même fait mon sprint final à fond. J’avais une bonne vitesse, mon compteur indiquait 47 km/h, mais j’étais trop loin pour que cela rapporte. J’ai aussi voulu faire le lead out pour Tina, mais là aussi cela a été difficile. Non, ce n’était pas fort mon affaire aujourd’hui. Toutefois, je suis satisfaite de mon tour en général et surtout dans l’épreuve de samedi », a conclu celle qui prendra également part aux championnats canadiens.

Rédaction : Christian Jutras


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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