
Tour de Langkawi
Montréal, le 27 janvier 2003 (Sportcom) — Le Tour de Langkawi, qui s’amorcera vendredi prochain, donnera le coup d’envoi de la saison de cyclisme sur route 2003. Parmi les 21 équipes présentes en Malaysia, on retrouvera trois coureurs québécois : Charles Dionne, qui donnera ses premiers coups de pédale avec sa nouvelle formation Saturn, ainsi que Bruno Langlois et Alexandre Lavallée de l’équipe Volkswagen-Trek. Pour l’occasion, ces deux coureurs porteront les couleurs de l’équipe canadienne.
Au cours de la huitième édition de cette compétition divisée en dix étapes, le peloton devra parcourir 1 340 kilomètres sur les routes de la Malaysia. Le Tour de Langkawi est l’épreuve non européenne la mieux cotée par l’Union cycliste internationale (UCI). Hernan Dario Munoz de la Colombie avait remporté le titre l’an dernier.
Du côté de la formation canadienne, Kris Westwood agira comme directeur de l’équipe.
Tout comme Dionne, Lavallée et Langlois en seront à leur première participation à cette épreuve. L’équipe canadienne regroupera également le double champion du monde de vélo de montagne Roland Green, Gordon Fraser (gagnant du maillot vert de meilleur sprinter en 2000), Seamus McGrath (médaillé d’argent en vélo de montagne aux Jeux du Commonwealth l’été dernier), Cory Lange et Peter Wedge.
Révélation de l’an dernier sur le circuit nord-américain, Charles Dionne est confiant qu’il lui sera encore possible de réaliser de gros coups, même s’il sera certainement plus surveillé dans les pelotons internationaux. « Si je n’avais pas l’intention de faire encore mieux que l’an dernier, j’arrêterais le vélo », a-t-il révélé, avant de prendre l’avion pour l’Asie.
En Malaysia, l’objectif de Dionne sera de se construire une bonne base pour la nouvelle saison. Cela ne veut pas dire pour autant que l’athlète de Québec ira jouer les touristes.
« La Malaysia c’est gros et c’est une belle course. Je sais que je ne serai pas à 100 % de ma forme. Si j’avais voulu être à mon summum, j’aurais commencé à rouler à fond dès le mois d’octobre. Étant donné qu’il y a de bonnes bourses et plusieurs équipes vont arriver préparées. »
On retrouve le même son de cloche du côté d’Alexandre Lavallée : « En termes de coureurs de renom, c’est une grosse épreuve », explique celui qui devait prendre part à l’édition 2002 de la course, mais qui avait été évincé à la toute dernière minute pour laisser une place à Eric Wohlberg. « Par contre, on est en début d’année et ce n’est pas tous les coureurs qui seront au meilleur de leur forme. Avec l’expérience, je vais pouvoir passer au travers et ça va me donner une super bonne base pour la saison. »
Dionne pourra rivaliser avec son bon « copain » Gordon Fraser, sprinter désigné de l’équipe de canadienne, avec qui le Québécois avait bataillé au dernier Grand prix de Beauce pour obtenir l’ultime place disponible pour les Jeux du Commonwealth.
« De belles bagarres à prévoir ? », lui a-t-on demandé : « Je le souhaite !, a répondu le cycliste de 23 ans. Ça va être un plaisir et ça risque d’être tout un spectacle. Tant qu’on se batte pour la première place... »
Chez l’équipe canadienne, Roland Green pourrait être tenté de viser une bonne place au classement général, lui qui a justifié sa présence en Malaysia pour permettre au Canada de récolter des points de l’UCI. Une bonne récolte permettrait aux Canadiens d’obtenir plus de laissez-passer pour les championnats du monde qui seront présentés à Hamilton, au début octobre. L’an dernier à Zolder (Belgique), Dionne avait été le seul porte-couleurs de l’unifolié à la course sur route masculine.
Le représentant des athlètes à l’Association cycliste canadienne, Dominique Perras, confirme cette idée. « Cette année, l’équipe nationale va faire des efforts particuliers pour envoyer les meilleurs coureurs à plus de course UCI », a indiqué celui qui a déjà participé au Tour de Langkawi à trois reprises. « En avril, il y aura le tour de l’état de Georgie, une nouvelle compétition, qui aura la même cote que le Grand prix de Beauce. De plus, la course Montréal-Québec offrira plus de points cette année. »
Le Canada devra se classer dans les 30 premières nations pour envoyer deux représentants à Hamilton. Si le classement est au-delà de la 30e place, le chiffre passera à un seul. Cependant, peu importe la classification canadienne, le pays hôte aura l’avantage de voir son nombre d’athlètes automatiquement doublé. Un privilège qu’on accorde à ceux qui reçoivent la visite de la grande famille cycliste mondiale.
Reste maintenant à voir si les objectifs de la troupe de Kris Westwood vont se confirmer sur le terrain. « On ne connaît pas le niveau de forme de chacun », a indiqué Alexandre Lavallée à propos de ses coéquipiers. « Est-ce que certains gars viseront des victoires d’étape ou bien ils voudront se mettre en forme pour la saison ? Je ne le sais pas pour l’instant. »
Texte : Mathieu Laberge
page mise en ligne le 27 janvier 2003 par SVP