

Coupe du monde sur piste
Meilleur résultat en Coupe du monde pour le duo québécois
Montréal, le 13 avril 2003 (Sportcom) — Les meilleurs coureurs de Madison étaient réunis au Cap, en Afrique du Sud, pour y disputer la troisième Coupe du monde de cyclisme sur piste de la saison.
Les Québécois Martin Gilbert et Alexandre Cloutier en étaient à leur deuxième expérience en Coupe du monde et ils ont réussi à se hisser au septième rang, leur meilleur résultat en carrière. Inutile de préciser qu’ils étaient des plus heureux. « Ç’a été une très belle journée », a tout d’abord confié Gilbert. « Je me sens heureux », a renchéri Cloutier.
Il faut dire que les deux compères sont des nouveaux venus sur la piste et plus particulièrement dans les épreuves de course à l’américaine (Madison). « Il y a cinq mois et demi, on s’est présenté dans une épreuve au Mexique et tout le monde nous regardait d’un drôle d’œil, on roulait tout croche, on n’avait pas d’expérience. On est rentré là-dedans comme deux ti-counes », a reconnu sans gêne Martin Gilbert. « Notre seul objectif d’alors, c’était de durer toute la course. Moins de six mois plus tard, on ne course plus pour suivre, on course pour ramasser des points et gagner. C’est vraiment motivant. »
Leur objectif avant d’aborder l’étape sud-africaine était d’amasser au moins un point UCI (Union cycliste internationale), ils en ont plutôt récolté cinq en finissant septièmes et en gagnant le sprint final. « C’est vraiment plaisant de voir que nous sommes en progression constante. Toutes les grandes équipes étaient présentes, c’est une autre chose encourageante, ce sont les mêmes équipes qu’on va rencontrer au championnat du monde si on s’y rend. Aujourd’hui – dimanche –, nous formions une bonne équipe : quand Alex était fatigué, moi, je me sentais bien et inversement. Techniquement, nous avons commis plusieurs erreurs, dont des relais pas très efficaces, mais ce n’est qu’en faisant des courses que nous pourrons nous améliorer. Avant le dernier sprint – on en comptait huit dans cette épreuve – nous n’avions aucun point. Nous avons donc décidé d’y aller le tout pour le tout. Nous n’avions plus rien à perdre. Les autres équipes nous ont pourchassés, mais nous avons finalement eu ce dernier sprint… et notre meilleur résultat à vie. »
Les Argentins ont enlevé les honneurs de cette Coupe du monde, suivis des Suisses et des Espagnols.
Gilbert a tenu à souligner le travail fait par son entraîneur Éric Van den Eynde. « Éric joue un rôle très important auprès de nous. C’est un entraîneur assez exceptionnel, il veut autant que nous. Il se démène comme un bon. Une chance qu’on l’a », a affirmé le coureur de Châteauguay.
Van den Eynde doit maintenant tenter de convaincre la fédération canadienne d’inscrire ses protégés à la prochaine étape de Coupe du monde en Australie de façon à ce qu’ils puissent participer aux championnats du monde, un arrêt important en année pré-olympique.
Texte : Caroline Larose
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page mise en ligne le 13 avril 2003 par SVP