
Patinage de vitesse longue piste – Coupe du monde, saison 2005-2006
Montréal, 9 novembre 2005 (Sportcom) – C’est samedi, à Calgary, que s’amorcera la nouvelle saison de la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste. Menée par Clara Hughes, de Glen Sutton, la délégation québécoise sera également composée de Michèle D’Amours, de Neuville, ainsi que François-Olivier Roberge, de Ste-Foy, et Justine L’Heureux, de St-Tite, qui en seront à leur baptême en Coupe du monde.
En cette saison olympique, l’enjeu des premières épreuves de la saison sera un peu moindre que dans les années passées comme l’indique l’entraîneur Robert Tremblay.
« L’objectif de se préparer pour les sélections olympiques. Se classer en Coupe du monde, c’est tant mieux, mais sinon, ce n’est pas la fin du monde. Par exemple, Jean-René Bélanger, Éric Brisson et Philippe Marois ne se sont pas qualifiés, mais ça ne veut pas dire qu’ils n’iront pas aux Jeux. Présentement, l’entraînement est axé en vue des sélections de décembre prochain. »
« Mais pour Vincent Labrie (qui prendra part à sa première Coupe du monde, dans deux semaines, à Salt Lake City), c’est sûr que c’est un gros plus de patiner avec des gars comme Jeremy Wotherspoon et Mike Ireland », ajoute l’entraîneur au Centre Gaétan-Boucher de Québec.
La relève québécoise se pointe
Avec trois recrues qui patineront en Coupe du monde cet automne, on constate que les patineurs de la relève québécoise commencent à prendre leur place.
« Pour nous, les entraîneurs, ce n’est pas surprenant, croit Robert Tremblay. On les a vu travailler durant tout l’été et ça allait très bien. Pour Vincent Labrie, son tour était venu de participer aux Coupes du monde. En ce qui concerne François-Olivier Roberge, il en est à sa première année senior, mais il évolue rapidement depuis trois ans. Il y a eu les deux Bouchard (Sylvain et Patrick), et maintenant c’est une autre vague de patineurs. Ça fait du bien pour le Centre Gaétan-Boucher de Québec », a-t-il commenté.
Les objectifs de Clara Hughes
Médaillée de bronze au 5000 m des Jeux de Salt Lake City, Clara Hughes visera cette année surtout les épreuves de 3000 m et 5000 m, même si elle a également obtenu son laissez-passer pour les courses de 1500 m. La double médaillée aux récents championnats du monde par distances individuelles a redoublé d’efforts durant la saison estivale afin d’arriver au sommet de sa forme à Turin, en février prochain.
« Nous nous sommes entraînés très fort cet été. Le fait que mon entraîneure (Xiuli Wang) soit originaire de la Chine est une des raisons pourquoi c’était si difficile. Les athlètes qui proviennent des pays asiatiques sont reconnus pour s’entraîner très fort et mettent beaucoup d’accent sur la qualité. C’est ce qu’apporte mon entraîneure qui s’attend à ce que notre technique soit parfaite à chaque jour. Et si ce n’est pas le cas, elle nous le fait savoir. »
La sympathique athlète ajoute que Xiuli Wang sait toutefois bien faire passer son message.
« Elle trouve l’équilibre entre les mentalités orientale et occidentale. D’un côté, elle est très exigeante et de l’autre, elle sait quand ses athlètes ont besoin d’une tape dans le dos pour les encourager. J’aime beaucoup m’entraîner avec elle parce qu’à chaque jour où je saute sur la glace, elle fait en sorte que je veuille devenir meilleure », ajoute Hughes, qui se dit être une vraie athlète, c’est-à-dire être très dure envers elle-même.
Nouvelle épreuve olympique au menu
À Turin, la nouvelle épreuve de poursuite par équipe fera également partie des plans de l’ancienne cycliste. « Cette épreuve me motive à pratiquer mes départs. Nous avons travaillé fort au cours des derniers mois et l’ambiance est bonne au sein de l’équipe. Et patiner avec une athlète comme Cindy Klassen, ça ne peut que me rendre meilleure. », souligne Hughes, tout en sachant qu’à cette épreuve les Canadiennes figureront parmi les favorites.
D’ici le 12 février, jour où elle sera en action au 3000 m, la patineuse de 33 ans sait exactement ce qu’il lui reste à faire : « Maintenant, sur la glace, ce n’est que de montrer tout le travail que j’ai accompli pour ensuite faire mes meilleures courses en février. Ça ne me dérange pas de ne pas faire de course parfaite pour l’instant. Je veux les garder pour les moments où ça va compter le plus. »
Rédaction : Mathieu Laberge
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