
Nouvelles d’Isabelle Gagnon
Expérience inoubliable dans le monde des Grandes
Un nouveau monde s’est offert à moi le week-end dernier. Ayant fait mes preuves dans une épreuve de vélo il y a deux semaines, j’ai eu l’opportunité de participer à la Coupe du monde au mont Royal, ainsi qu’au Grand Tour de Montréal.
L’épreuve la plus difficile, je vous répondrais que c’est celle du mont Royal, où il fallait monter Camilien-Houde, une pente de 2 km à environ 12 % (et même 15%) de dénivellation, 12 fois. Il n’est pas sans vous dire que les meilleures cyclistes y étaient incluant nos favorites canadiennes Geneviève Jeanson et Lyne Bessette. Suite à la disqualification de la moitié du groupe (rattrapé et dépassé par le peloton de tête), j’ai « leadé » la majorité du temps le deuxième peloton sur une bonne partie de chaque boucle. Je manque d’expérience! À la dernière montée, j’aurais dû me garder des jambes au lieu de tirer car je n’ai pu relancer les filles qui me dépassaient pour le sprint final. J’ai tout de même terminé 53e sur 120 filles, dont une soixantaine n’ont pu compléter l’étape.
Dimanche, on s’accorde une petite journée de congé pour reprendre lundi matin avec un contre la montre de 3 km. Oui c’est très court, mais je vous dirai aussi que ça peut faire mal. Encore une fois, manque d’expérience. Je n’étais pas habituée de rouler à cette vitesse et j’ai terminé 51e. Le lundi en soirée, un critérium, 50 tours d’une boucle fermée de 1 km, nous attendait dans le quartier de la Petite Italie. Beaucoup de spectateurs, beaucoup d’Italiens prêts à parier pour tous les tours parcourus - i.e. qu’ils misaient de l’argent - ce qui donna place à un spectacle continu de 50 km à vive allure. Le simple fait de toujours demeurer dans le peloton de tête était un exploit. J’ai réussi en terminant 42e.
Finalement, le mardi, c’était une course sur route de 117 km à Terrebonne. J’ai eu la chance de me retrouver à quelques reprises aux côtés de Geneviève et Clara Hughes; de les voir bouger dans un peloton, c’était tout simplement génial. Au dernier 500 mètres, une porte venait de s’ouvrir à moi pour que je tente le dernier sprint à l’avant, mais deux filles ont chuté juste devant moi, ralentissant mes ardeurs.
J’ai adoré cette expérience qui, dans le fond, était un petit rêve enfoui en moi : vivre une expérience cycliste de calibre international en tant que triathlonienne.
Isabelle
NDLR: La fin de semaine suivante, Isabelle a remporté le Grand prix de Charlevoix. « Une autre expérience cycliste en poche; je n’ai cependant pas encore lancé une nouvelle carrière ! », a-t-elle souligné après sa victoire.
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Équipe de rédaction : Philippe Germain, Christian Jutras, Mathieu Laberge et Caroline Larose.
une page mise en ligne le 17 juin 2002 par SVP