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14 décembre 2006

Myriam Bédard

La championne olympique est recherchée par la police

Louise Leduc

Les choses vont de mal en pis pour la championne olympique Myriam Bédard. Soupçonnée d'avoir enlevé sa fille de 11 ans, elle est maintenant l'objet d'un mandat d'arrêt.

« Nous espérons avoir notre petite-fille avec nous pour les Fêtes. Si Myriam veut l'accompagner, nous l'accueillerons », a dit en entrevue téléphonique hier Francine Bédard, la mère de la double médaillée d'or en biathlon aux Jeux de Lillehammer.

Mme Bédard n'a plus de contacts avec sa fille depuis des années. Par contre, jusqu'en août, elle voyait sa petite-fille par l'intermédiaire de son ex-gendre (le père de l'enfant), avec qui les parents Bédard entretiennent toujours de bonnes relations.

C'est le père de l'enfant, Jean Paquet, qui a fait le premier signalement à la police plus tôt cet automne.

Biathlonien aujourd'hui entraîneur dans cette discipline, il se trouve présentement en Autriche pour une compétition.

Sandra Dion, agente de communications au service de police de la Ville de Québec, a confirmé hier qu'un mandat d'arrêt en bonne et due forme vient finalement d'être lancé contre Myriam Bédard. « Pour ne pas nuire à l'enquête, nous ne pouvons cependant donner aucun détail. » La Gendarmerie royale du Canada est prête à collaborer, au besoin.

En octobre, Myriam Bédard et son conjoint actuel, Nima Mazhari, déclaraient publiquement partir en cavale aux États-Unis, pour fuir, disaient-ils, le « terrorisme bureaucratique » dont ils se disaient victimes. Dans une lettre envoyée à l'ambassadeur des États-Unis au Canada, David H. Wilkins, au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, au président du Comité international olympique, Jacques Rogge, à Interpol, au prince souverain de Monaco, Albert Grimaldi, ainsi qu'à « tous les habitants de la Terre », le couple Bédard-Mazhari écrivait : « Monsieur l'ambassadeur, cette lettre a pour but de vous informer que pour continuer notre combat contre le terrorisme bureaucratique canadien et pour nous protéger en tant que personnes, nous avons décidé d'aller aux États-Unis. Nous quitterons Montréal le lundi 2 octobre 2006 autour de 8 h du matin. Nous roulerons sur l'autoroute 15 en direction sud et nous aurons plusieurs boîtes de documents dans notre voiture. »

Le couple Bédard-Mazhari a régulièrement défrayé la chronique judiciaire ces derniers temps. Cela va de la facture de mazout non payée à de plus graves accusations de vol et de recel de tableaux évalués à 100 000 $.

En entrevue avec Stéphan Bureau plus tôt cette année, Myriam Bédard avait déclaré que sa vie avait basculé après son témoignage dans l'affaire des commandites. « J'ai toute une machine gouvernementale contre moi. Parce que j'ai parlé, on me fait payer. J'accumule les poursuites depuis cette affaire-là parce que des gens ont souffert », a-telle alors déclaré.

En 2004, lors de ces audiences dans l'affaire des commandites, Myriam Bédard avait déclaré au passage que si le Canada n'avait pas participé à la guerre en Irak, c'est parce que son conjoint, Nima Mazhari, avait conseillé à Jean Chrétien de ne pas le faire.

En des jours plus heureux, Myriam Bédard a accompli des exploits sportifs remarquables. Aux Jeux d'hiver d'Albertville, en 1992, elle a remporté une médaille de bronze. À Lillehammer, en 1994, elle a décroché deux médailles d'or, devenant la première Canadienne à remporter deux médailles d'or olympiques et la première Nord-Américaine à décrocher la médaille d'or olympique à une épreuve de biathlon.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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