3 septembre 2004

Importation de vélos chinois : l'industrie
québécoise dit craindre les pertes d'emplois

Raleigh Canada n'écarte pas la possibilité que l'abolition des droits antidumping sur les vélos chinois la force à réduire dès cet automne la cadence de production et le personnel de son usine de Waterloo, dans les Cantons-de-L'Est.

Alain Bisson

« Nous ne savons pas encore avec certitude ce qui nous attend et c'est une possibilité », a déclaré Farid Vaiya, président de Raleigh Canada, au cours d'un entretien avec Le Journal de Montréal hier.

Selon lui, les contrats avec ses gros clients, dont Canadian Tire et Wal-Mart, tiendront dans la mesure où Raleigh pourra vendre ses vélos à des prix concurrentiels.

Or, l'Association canadienne des manufacturiers de bicyclettes évalue que les vélos et cadres de vélo chinois de moins de 400$ pourraient baisser de 20 à 30 % en raison de l'abandon de la taxe antidumping.

« Si c'est le cas, nos clients vont acheter ailleurs », a soumis M. Vaiya.

400 employés
Raleigh est un des deux plus importants fabricants canadiens de vélos et emploie 400 personnes à Waterloo, de novembre à juin. La société est particulièrement vulnérable à la décision de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) annoncée avant-hier parce que la catégorie des 400$ et moins représente 90 % de ses ventes.

Tout comme les représentants de l'autre gros joueur, Procyle, de la Beauce, M. Vaiya dit ne pas comprendre que l'ASFC ait conclu que les prix des vélos chinois sont actuellement établis par le jeu des règles du marché.

Depuis 12 ans, et notamment après une révision en 2002, le Canada imposait des droits antidumping pour contrer l'effet à la baisse sur les prix du soutien de l'État chinois aux fabricants nationaux.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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