COMITÉ QUÉBÉCOIS POUR LA RECONNAISSANCE DES DROITS DES TRAVAILLEURS HAÏTIENS EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

 

La Machette

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Montréal, le vendredi 25 février 2005

Ce mois-ci dans La Machette, une note positive. Deux dossiers consacrés à la victoire des travailleurs dans la zone franche de Ouanaminthe, une première réelle victoire dans le mouvement syndical en Haïti / République dominicaine.

I. Mot de l’équipe

Retour sur la conférence "Haïti et développement "


II. Revue de Presse

  • Presse haïtienne : « Haïti : Grupo M, condamné par la justice haïtienne pour sviolation des droits des travailleurs à Ouanaminthe » (Goston Pierre, Alterpresse, 12-01-05), « Haïti : Une première dans le mouvement syndical » (Goston Pierre, Altepresse, 11-02-05), « Le Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants (SJRM) préconise de meilleures conditions de vie dans les sucreries dominicaines » (José Luis Soto, Alterpresse, 23-02-2005).
  • Presse dominicaine : « Huit ressortissants haïtiens oubliés dans un hôpital dominicain » (Itania Maria, El Caribe, 07-02-05), « Des ONG dominicaines plaident en faveur d’un traitement humanitaire pour les Haïtiens » (Manuel Nova, El Nacional, 04-02-2005).


III. Nouvelles internes du Comité québécois

  • Conférence avec le Révérend Edwin Paraison
  • Bienvenue à nos nouveaux bénévoles
  • Demande de dons

IV. Annonces communautaires

  • Lancement du Club CADIH (Concert-Action pour le développement intégré d’Haïti )
  • Programme des manifestations à Montréal et Ottawa pour souligner le 1er anniversaire du départ de Jean-Bertrand Aristide
  • La Fédération médicale étudiante du Québec organise un stage en RD en collaboration avec Bra Dominicana
  • Mois de l’Histoire des Noirs à Montréal
  • Prix Rosa-Parks, édition 2005
  • « Le jazz s’expose » œuvres de Joseph André
  • Première mondiale de LWAZA

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I. Mot de l’équipe

Retour sur la conférence "Haïti et développement"

Le 26 janvier dernier s’est tenue la conférence-bénéfice Haïti et développement organisée par le Comité québécois. Sont intervenus en tant que conférenciers invités : M. Jean Angrand, professeur de science politique à l’Université Laurentienne de Sudbury (ON), M. Normand Beaudet, membre fondateur et coordonnateur d’activités au Centre de ressources sur la non-violence, M. Michel Chossudovsky, professeur de sciences économiques à l’Université d’Ottawa et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation, M. Fred Doura, Docteur en sciences économiques, conférencier et auteur de plusieurs ouvrages et articles sur l’économie d’Haïti et la mondialisation, ainsi que M. Francis Saint-Hubert, économiste haïtien, ancien membre de la Commission sur la restitution de l’indemnité de l’indépendance. Ceux-ci ont entretenu l’assistance respectivement sur les problèmes politiques soulevés par la crise haïtienne de 2004, les approches de désamorçage des crises et la gestion des conflits, les enjeux du coup d’État en Haïti, le profil économique et social d’Haïti en ce début du XXIe siècle ainsi que sur la question de la restitution de l’indemnité de l’indépendance et la réparation. M. Jocelyn Coulon, qui devait présenter le rôle que peut jouer l’ONU en Haïti fut malheureusement empêché par un léger problème de santé. Malgré l’interruption d’électricité qui est venue perturber l’événement, les conférenciers invités ont brillamment exposé des arguments de taille pour l’atteinte de pistes de solutions en vue d’une paix véritable, viable et durable pour Haïti, préalable au développement du pays. Le Comité québécois tient aussi à souligner l’engagement solidaire des nombreux bénévoles qui ont participé à l’organisation et à la tenue de l’événement. Enfin, nous nous réjouissons de l’intérêt et de la participation d’un si grand nombre de membres de la commuanuté haïtienne de Montréal et de la société d’accueil. Cette participation massive, entre 250 à 300 personnes, malgré le fait que l’activité se tenait un soir de semaine en plein froid hivernal démontre l’intérêt toujours croissant des Canadiens d’origine haïtienne à contribuer aux destinées de leur pays d’origine. Les gouvernements provincial et particulièrement fédéral, ne peuvent l’ignorer dans leur choix politique en ce qui concerne Haïti. Grâce à la participation de tous et à votre solidarité, cette conférence a pu se réaliser conformément aux objectifs préalablement fixés. Merci à tous !


II. Revue de presse

Presse haïtienne

Haïti : Grupo M, condamné par la justice haïtienne pour violation des droits des travailleurs à Ouanaminthe

Le tribunal de première instance de Fort-Liberté (Nord-est) a condamné Grupo M, propriétaire de la zone franche de Ouanaminthe (région frontalière avec la République dominicaine), à verser 1,5 millions de gourdes (environ 40 000 dollars) pour violation de certains droits du travail de ses employés.

Le tribunal a rendu son jugement sur la base de plaintes déposées par plusieurs ouvriers de la zone franche dont celles de Jean-Baptiste et d’Omelia Joseph. La sentence a été notifiée à l’entreprise dominicaine le 17 décembre.

Le quotidien dominicain El Nacional rapporte que Grupo M a nié avoir été condamné et a rejeté les violations qui lui sont reprochées. Il a également réaffirmé son attachement aux lois haïtiennes, au code du travail et aux droits des travailleurs, indique le journal.

Grupo M opère depuis environ 4 ans dans la région frontalière, où des usines de textile ont été installées sur les terres cultivables de Maribahoux. De nombreux conflits ont opposé les patrons et ouvriers de la zone franche. Ces derniers ont, à plusieurs reprises, dénoncé les violations de leurs droits syndicaux.

Le groupe patronal dominicain opère depuis avril 2002 suite au commencement des travaux dans la zone franche, inaugurés par l’ancien président Jean-Bertrand Aristide et son homologue dominicain, l’ancien président Hypolito Mejia.

En août de l’année dernière, l’Union des médecins haïtiens (UMHA) avait révélé que des vaccins administrés aux ouvriers de la zone franche de Ouanaminthe avaient produit des effets tels que : troubles menstruels et accouchements prématurés chex les femmes, troubles de la virilité, apparition de mamelles et production de substances lactiques chez les hommes.

L’UMHA avait demandé à l’État haïtien via le Ministère de la Santé publique et de la Population de prendre des dispositions pour faire la lumière sur le dossier. À ce jour, la presse et le public n’ont pas été informés sur une quelconque initiative gouvernementale. Source : Goston Pierre, Altepresse 12-01-05.


Haïti : Une première dans le mouvement syndical

L’institution d’encadrement ouvrier, Batay Ouvriye, a salué ce 10 février la signature d’un accord entre les patrons de la Compagnie de développement industriel (CODEVI) et le Syndicat des travailleurs de la zone franche de Ouanaminthe (SOKOWA).

Lors d’une conférence de presse, Yannick Étienne de Batay Ouvriye a considéré la signature de l’accord, qui intervient après 8 mois de conflit, comme une première dans l’histoire du mouvement syndical haïtien. Cet accord représente un grand pas dans le conflit qui oppose depuis juin 2004 les ouvriers et les patrons de la CODEVI, a souligné M. Étienne.

À présent, « la lutte va être plus tenace », a-t-il prévenu, puisqu’il s’agit de faire respecter les différents points de l’accord conclu le 5 février. Le document prévoit, entre autres, la réintégration de 150 ouvriers révoqués, la reconnaissance de la liberté syndicale, le respect des droits des travailleurs, la création d’un comité paritaire entre les deux parties et la mise en place d’un fond de solidarité pour venir en aide aux ouvriers révoqués.

Yannick Étienne pense que l’expérience doit servir d’exemple à tout le mouvement syndical haïtien. Il a encouragé les autres syndicats du pays à s’approprier le modèle de SOKOWA afin de faire valoir leurs droits au sein des espaces de travail.

Le secrétaire exécutif de la plateforme des organismes haïtiens de défense des droits humains (POHDH), John Picard Byron, qui a assisté aux négociations, a parlé d’« accord historique » entre les deux protagonistes de la zone franche de Ouanaminthe.

M. Byron s’est adressé à « ceux (les entrepreneurs) qui prônent à longueur de journée dans les médias haïtiens un nouveau contrat social », les invitant à signer « un autre contrat social » avec les ouvriers de leurs industries.

« Le contrat social doit prendre des formes concrètes et ne doit pas avoir seulement une visée politique », a précisé le secrétaire exécutif de la POHDH. « Il faut que les gens qui en font la promotion commençent par reconnaître les droits des uns et des autres à l’intérieur de ce processus social et dans tous les domaines », a-t-il ajouté. Source : Goston Pierre, Alterpresse, 11-02-05.

Le Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants (SJRM) préconise de meilleures conditions de vie dans les sucreries dominicaines

Les autorités de la République dominicaine doivent recourir à des plans de nutrition et d’éducation appropriés pour freiner la misère endémique dans les bateyes (sucreries).

Telles sont les principales recommandations issues du « Diagnostic de la situation nutritionnelle dans les bateyes de la République dominicaine », présenté à Santo Domingo le 9 février 2005 par le Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants (SJRM) devant des représentants d’organisations et des journalistes, dont le correspondant d’Alterpresse.

Face aux dramatiques conditions de vie, notamment sanitaires, dans les sucreries de la République dominicaine, où résident une main-d’œuvre de nationalité dominicaine pour la plupart d’ascendance haïtienne, les chercheurs du SJRM plaident pour l’implantation de programmes « d’allaitement maternel, de vergers communaux et familiaux et d’élevage d’animaux afin d’accroître la disponibilité d’aliments, sources de protéines, vitamines et minéraux ». Ils demandent aussi aux autorités dominicaines de mettre en place des politiques qui facilitent l’accès des communautés des bateyes aux services de base, tels l’eau potable, la santé, les emplois, l’éducation et autres.

Plus de 57% des enfants de 6 à 12 ans résidant dans les bateyes consomment du lait de manière occasionnelle seulement et plus de 12% des enfants de 5 ans souffrent de malnutrition chronique. Les problèmes de santé ne sont pas en voie de se résorber, l’alimentation y est précaire, les emplois et logements décents font défaut, la majorité des habitants des sucreries dominicaines ne disposent pas de papiers d’identification, a souligné l’étude du SJRM. 55% des habitants des bateyes utilisent du bois de chauffage et du charbon pour la cuisson des aliments contre 19% qui ont accès à des cuisinières.

« Le niveau d’éducation de la mère ou de la personne en charge de la famille influence l’état nutritionnel dans les bateyes, où les enfants sont aux soins de leurs mères dans 82% des cas », selon les résultats de la recherche qui constate que les femmes sont les chefs de famille de 21% des ménages. En ce sens, la recherche recommande au gouvernement dominicain d’encourager un ensemble d’initiatives d’allaitement maternel coordonnées par les organisations sociales oeuvrant dans les sucreries et par le Secrétariat d’État à la santé. 38% des responsables des ménages ne savent ni lire ni écrire et 61% des jeunes de 16 à 20 ans ne fréquentent pas l’école. Sur la question de l’éducation, le SJRM convie le gouvernement dominicain à promouvoir la scolarité des filles et des garçons ainsi que des activités favorables à l’alphabétisation des adultes. Il prône également un enseignement continu.

Dans leur rapport, les chercheurs du SJRM précisent que 82% des habitants des sucreries concernés par l’étude sont des ressortissants dominicains.

En ce qui a trait aux services de base, l’étude révèle que 72% des maisons manquent de services sanitaires. Par exemple, 34% des maisons partagent des latrines avec celles des bateyes de la région sud de la République voisine d’Haïti.

La recherche du SJRM explique que 70% des maisons dans les bateyes n’ont pas de services pour ramasser les ordures. Parmi la population des sucreries ayant fait l’objet de l’étude, seulement 48% des ménages brûlent les ordures tandis que le reste lance les déchets dans les buissons et vallons.

L’approvisionnement en eau potable constitue un autre point de préoccupation soulevé dans l’étude : seulement 15% des ménages y ont accès chez-eux alors que 43% n’ont pas de système de tuyauterie et s’approvisionnent dans les rivières et autres cours d’eau.

12% des enfants des bateyes, considérés dans l’étude, font face à une malnutrition chronique, tandis que 4% en souffrent de façon jugée très grave par les chercheurs.

La réalité de la misère dans les bateyes, telle que décrite dans la recherche du SJRM, ne semble nullement inquiéter les autorités dominicaines du Conseil d’État du sucre (Consejo Estatal del Azucar-CEA) qui devraient veiller à ce que les habitants des bateyes aient une vie digne dans les centrales sucrières, suivant les conclusions de l’étude. En outre, les propriétaires des centrales sucrières privées font peu ou rien pour améliorer les conditions de vie, et particulièrement, les conditions de santé des jeunes et des personnes âgées résidant dans les bateyes, indiquent les données du diagnostic de la situation nutritionnelle réalisée par le Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants.

L’État dominicain détient 10 centrales sucrières sur le territoire voisin de la République d’Haïti. 3 se trouvent dans la région sud : Ingenio Barahona (Barahona), Porvenir (Peravia) et Haina ; 5 dans la région est : Porvenir, Consuelo, Santa Fe, Boca Chica et Quisqueya, toutes établies à San Pedro de Macoris ; 2 au nord de la République dominicaine : Montellano et Amistad, installées dans la province de Puerto Plata, non loin de la ligne frontalière Ouanaminthe / Dajabon.

La gestion du gouvernement de Léonel Fernandez, pendant la période 1996-2000, a fait enchérir ces centrales sucrières qui se trouvent aujourd’hui sous une administration à demi-privatisée.

L’étude du SJRM repose sur un échantillon de 220 sucreries, dont 7 ont été choisies dans la région sud, 12 dans l’est et 3 dans le District national (zone métropolitaine) de la capitale Santo Domingo.

L’étude a été effectuée dans les bateyes Isabela, Batey 4, Batey 6 et Chuchilla, de la province de Bahoruco ; Bombita de Baharona ; Batey 7 et Batey 9 de Independencia ; Hato San Pedro, La Jagua, Guazumita, La Mina, Memejo, Juan Sanchez, Cojobal et Altagracia, de Monte Plata ; Don Juan, Alejandro Bass, Aleman y Soco, de San Pedro de Macoris ; Duquesa, Palamara et Yacht, du District national de Santo Domingo.

Dirigé par la spécialiste en alimentation et nutrition, Maria Altagracia Fulcar, le « Diagnostic de la situation nutritionnelle dans les bateyes de la République dominicaine », rendu public à Santo Domingo le 9 février 2005 par le Service des Jésuites aux Réfugiés et aux Migrants, a compté sur la participation de plusieurs spécialistes tels Tomas Sandoval et Rafael Terrero. Source : José Luis Soto, Alterpresse 23-02-2005.


Presse dominicaine

Huit ressortissants haïtiens oubliés dans un hôpital dominicain

Huit Haïtiens sont abandonnés dans un hôpital dominicain. Ni l’ambassade haïtienne en République dominicaine ni aucune autre organisation humanitaire ne viennent à leur aide.

C’est ce qu’a indiqué José Ogando, un travailleur social du centre médical, cité samedi par le quotidien dominicain El Caribe. « Mes efforts pour que les autorités haïtiennes viennent en aide à ces citoyens se sont révélés inutiles », a souligné M. Ogando.

Les patients haïtiens ont été admis au service d’urgence de l’hôpital pour des accidents et des blessures à l’arme blanche, mais leurs familles ne se sont pas manifestées depuis, selon ce que rapporte M. Ogando.

Un adolescent du nom de Johnny a été admis au centre hospitalier depuis un mois. Celui-ci admet vivre dans un camp (Azua) à 120 kilomètres à l’est de Saint-Domingue, alors que ses parents sont en Haïti.

L’hôpital attendrait, selon M.Ogando, une réponse de l’ambassade pour résoudre la situation de l’adolescent et de sept autres Haïtiens.

Si auparavant l’admission de patients haïtiens était fréquente, ces derniers n’étaient toutefois pas abandonnés du temps que M. Edwin Paraison était le consul général, selon les propos de M. Ogando.

Depuis la démission de l’ambassadeur Guy Alexandre en décembre 2003, le poste est resté vacant en République dominicaine. Récemment, une vague de révocations a perturbé davantage le fonctionnement de la mission diplomatique haïtienne en République dominicaine. Source : Itania Maria, El Caribe 07-02-05.

Des ONG dominicaines plaident en faveur d’un traitement humanitaire pour les Haïtiens

Des organisations non gouvernementales dominicaines ont préconisé la reconnaissance juridique et un traitement humanitaire pour les travailleurs haïtiens qui résident illégalement en territoire dominicain.

Le Mouvement socio-culturel pour les travailleurs haïtiens (MOSCTHA) et le Centre culturel dominico-haïtien (CCDH) ont aussi plaidé pour le renforcement des liens de fraternité et de réciprocité entre la République dominicaine et Haïti.

À l’occasion du 20e anniversaire du MOSCTHA, Joseph Chérubin, directeur de l'organisme, a fortement sollicité le gouvernement dominicain pour qu’il déclare une amnistie dans laquelle il serait prévu d’accorder le droit de résidence aux immigrants haïtiens ayant vécu plus de dix ans en territoire dominicain.

Il a soutenu qu'il est nécessaire que l'État reconnaisse les apports des « sans-papiers » haïtiens, principalement les coupeurs de canne à sucre, à la croissance économique de la République dominicaine. Source : Manuel Nova, El Nacional 04-02-2005.

III. Nouvelles internes du Comité québécois


Conférence avec le Révérend Edwin Paraison

C’est le mardi 15 février dernier qu’a eu lieu, à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), une conférence-débat avec le Révérend Edwin Paraison lors d’un bref séjour à Montréal. M. Paraison, fervent défenseur des droits des travailleurs haïtiens et leurs descendants vivant en République dominicaine, récipiendaire du prix international Anti-Slavery 1994 et Consul général d’Haïti en République dominicaine jusqu’en juillet 2004, s’est entretenu avec des membres de la communauté sur la situation actuelle des migrants haïtiens en République dominicaine, le cas des réfugiés politiques et les retombées de la crise haïtienne sur les relations bilatérales. Cette activité a été organisée à la toute dernière minute car nous avons reçu la confirmation du voyage de M. Paraison le dimanche 13 février. Nous remercions tous les bénévoles et participants à cette conférence, Mme Fania Awe pour son aide si précieuse, ainsi que la Confédération des syndicats naitonaux (CSN) pour le prêt d’une salle.


Bienvenue à nos nouveaux bénévoles

Le Comité québécois tient à saluer chaleureusement ses nouveaux bénévoles. Depuis le début du mois, M. Abraham Reyes s’est joint à l’équipe pour donner un coup de pouce dans le domaine de l’informatique alors que Mme Alexandra Casimir vient nous appuyer en bureautique. Nous leur souhaitons la bienvenue !

Demande de dons

Nous faisons appel à tous nos membres et sympathisants afin de recueillir vos dons de toutes sortes. En tant qu’organisme à but non lucratif, nous comptons beaucoup sur votre générosité. N’hésitez pas à faire circuler le mot dans votre entourage! Pour faire un don au Comité québécois ou pour obtenir plus d’informations, veuillez communiquer avec nous par téléphone au (514) 523-2434. Pour recevoir un reçu de charité, déductible d’impôt, veuillez SVP libeller votre chèque à l’ordre de Comité haïtien / Paroisse Sacré-Cœur. Les dons en matériel (ordinateurs, télécopieurs, photocopieurs, etc.) sont aussi les bienvenus.

IV. Annonces communautaires

Lancement du Club CADIH (Concert-Action pour le développement intégré d’Haïti)

Le Comité québécois est heureux d’avoir été invité à assisté à la conférence de presse de lancement du Club CADIH (Concert-Action pour le développement intégré d’Haïti) qui a eu lieu le 22 février dernier à l’Hôtel Universel à Montréal. Le Club CADIH est un organisme sans but lucratif établi à Montréal travaillant depuis l’été dernier, en concertation avec d’autres associations et organismes, à l’élaboration d’un plan d’action stratégique pour le rétablissement du bon fonctionnement de l’État et de la nation haïtienne. le Club CADIH cherche à sensibiliser l’opinion publique sur les causes réelles souvent occultées de la chaotique situation d’Haïti et à obtenir la contribution des intéressés-es à l’effort de redressement nécessaire. Le Club CADIH veut surtout s’assurer de la participation effective de la femme et de l’homme haïtiens à cette entreprise nationale, en tant que principaux agents de changement de la sombre condition existentielle du pays après deux cents ans d’indépendance. Pour en connaître davantage sur le Club CADIH, vous pouvez visiter leur site Internet à l’adresse suivante : www.clubcadih.org, écrire à l’adresse suivante : info@clubcadih.org ou encore, les rejoindre par téléphone au (514) 278-9571.

Programmes des manifestations à Montréal et Ottawa pour souligner le 1er anniversaire du départ d’Aristide

Le Bulletin La Machette a reçu des communiqués concernant la programmation des manifestations qui auront lieu à Montréal et à Ottawa dans le cadre du 1er anniversaire du départ d’Aristide.

Pour protester contre le coup d’état contre la démocratie haïtienne, auront lieu à Montréal une manifestation pacifique suivie d’une marche, le samedi 26 février prochain à midi. Les intéressés sont priés de se rendre au Complexe Guy Favreau, 200 Boul. René-Lévesque Ouest (métro Place des Arts / Place d’Armes). Pour de plus amples renseignements : (514) 802-5424 ou democratiepourhaiti@email.org. Ou encore, visitez : http://www.haitiaction.net / http://www.vwazanset.org

Se tiendra également une manifestation devant le Parlement à Ottawa le lundi 28 février. La manifestation sera précédée d’une conférence de presse et suivie d’une table-ronde. Pour informations, communiquez avec les responsables de la Communauté haïtienne de l’Outaouais pour la reconstruction d’Haïti (CHORHA) : rdubuisson@hotmail.com ou jafrikayiti@hotmail.com.

La Fédération médicale étudiante du Québec organise un stage en RD en collaboration avec Bra Dominicana

La Fédération médicale étudiante du Québec qui représente l’ensemble des étudiants en médecine du Québec organise un stage de sensibilisation à la coopération internationale en République dominicaine en collaboration avec l’organisme Bra Dominicana. Il s’agit d’un stage clinique auprès des populations haïtiennes travaillant dans les bateyes. Les étudiants travailleront avec des médecins locaux pendant 1 mois et ce, jusqu’à concurrence de 2 étudiants par mois, tout au long de l’année. Nous vous tiendrons informés de l’évolution du projet dans les prochains numéros de La Machette. Pour des informations supplémentaires, nous vous invitons à écrire à l’adresse suivante : noaquebec@yahoo.ca.

Mois de l’Histoire des Noirs à Montréal

Le Moins de l’histoire des Noirs à Montréal prendra bientôt fin. Pour tout renseignement sur le calendrier ou le programme, visitez : http://www2.ville.montreal.qc.ca/mhn/fr/index.shtm


Prix Rosa-Parks, édition 2005

Chaque année, la Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noirs et la Commission canadienne des droits de la personne décernent le prix Rosa-Parks à un membre de la communauté noire s’étant distingué dans la promotion et la défense des droits de la personne. Le prix Rosa-Park 2005 sera dévoilé le 26 février prochain à Montréal, lors de la soirée de clôture du Mois de l’Histoire des Noirs. Pour plus d’informations : Patrick Gérard (514) 282-2443.

« Le jazz s’expose » oeuvres de Joseph André

Jusqu’au 26 février, l’artiste-peintre montréalais d’origine haïtienne, Joseph André, vous invite à son exposition « Le jazz s’expose » qui propose la musique et la danse agissant comme des éléments déclencheurs à sa peinture, à travers une douzaine d’œuvres. L’événement se tient à l’Espace de l’opticien Georges Laoun, 1368 Sherbrooke Ouest du lundi au mercredi (10h à 18h), les jeudis et vendredis (10h à 19h) et les samedis (10h à 17h). Entrée libre. Pour informations supplémentaires : (514) 490-1001. Source : Joseph André- josefkalolo@hotmail.com.

Première mondiale de LWAZA

Jusqu’au samedi 26 février et dans le cadre du Mois de l’Histoire des Noirs, assistez à une chorégraphie de la Nouvelle création de ZAB MABOUNGOU de la Compagnie Danse Nyata Nyata. Les représentations ont lieu à 20h. Pour réservation de billets (20$ / 15$ / 10$ / 7$), communiquez par téléphone au (514) 982-3386. Pour informations : http://www.m-a-i.qc.ca/site_francais/main.html / http://www.nyata-nyata.org/fr_030_spectacles.htm.

  • Questions / commentaires / suggestions : n’hésitez pas à communiquer avec nous!
  • Pour appuyer l’action du Comité québécois, nous vous invitons à naviguer notre site Web et nous vous demandons d'encourager vos amis à en faire autant à l’adresse suivante : www.geocities.com/cqrd


Équipe de La Machette

  • Édition : Pérard Joseph
  • Coordination : Ann Dominique Morin
  • Rédaction : Ann Dominique Morin
  • Traduction : Émile Jean-Gilles
  • Révision et correction : Léa Roboam, Ann Dominique Morin, Pérard Joseph
  • Recherche : Noureddine Salhi, Ann Dominique Morin
  • Conception graphique : Antoine Dang-vu
  • Documentation site Internet : Maxime Dallaire
  • Archives des anciens numéros : www.geocities.com/cqrd

* Le genre masculin est employé afin d’alléger le texte et d’en faciliter la lecture.

 

 

INVITATION À TOUS !

Conférence-bénéfice


Le Comité québécois pour la reconnaissance des droits des travailleurs haitiens en République dominicaine invite tous ses membres et ses partisans à rencontrer le Révérend Edwin Paraison


Thème de la soirée

Impacts de la situation socio-politique d’Haiti sur la diaspora haitienne de la République dominicaine


Quand

le mardi 15 février 2005
de 19h00 à 21h00


Édifice de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
au
1601 rue de Lorimier
(métro Papineau)


Admission générale

Contribution volontaire


Renseignements

Téléphone : (514) 523-2434

Courriel : cqrdthrdinc@sprint.ca

Web : www.geocities.com/cqrd

 

 

 

 

 

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