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Montréal,
le vendredi 25 février 2005
Ce mois-ci
dans La Machette, une note positive. Deux dossiers consacrés
à la victoire des travailleurs dans la zone franche
de Ouanaminthe, une première réelle victoire
dans le mouvement syndical en Haïti / République
dominicaine.
I.
Mot de léquipe
Retour
sur la conférence "Haïti et développement
"
II. Revue de Presse
- Presse
haïtienne : « Haïti : Grupo M, condamné
par la justice haïtienne pour sviolation des droits
des travailleurs à Ouanaminthe » (Goston Pierre,
Alterpresse, 12-01-05), « Haïti : Une première
dans le mouvement syndical » (Goston Pierre, Altepresse,
11-02-05), « Le Service Jésuite aux Réfugiés
et aux Migrants (SJRM) préconise de meilleures conditions
de vie dans les sucreries dominicaines » (José
Luis Soto, Alterpresse, 23-02-2005).
- Presse
dominicaine : « Huit ressortissants haïtiens
oubliés dans un hôpital dominicain »
(Itania Maria, El Caribe, 07-02-05), « Des ONG dominicaines
plaident en faveur dun traitement humanitaire pour
les Haïtiens » (Manuel Nova, El Nacional, 04-02-2005).
III. Nouvelles internes du Comité québécois
- Conférence
avec le Révérend Edwin Paraison
- Bienvenue
à nos nouveaux bénévoles
- Demande
de dons
IV.
Annonces communautaires
- Lancement
du Club CADIH (Concert-Action pour le développement
intégré dHaïti )
- Programme
des manifestations à Montréal et Ottawa pour
souligner le 1er anniversaire du départ de Jean-Bertrand
Aristide
- La
Fédération médicale étudiante
du Québec organise un stage en RD en collaboration
avec Bra Dominicana
- Mois
de lHistoire des Noirs à Montréal
- Prix
Rosa-Parks, édition 2005
- «
Le jazz sexpose » uvres de Joseph André
- Première
mondiale de LWAZA
................................................................................................................................................................................................
I. Mot de léquipe
Retour
sur la conférence "Haïti et développement"
Le 26
janvier dernier sest tenue la conférence-bénéfice
Haïti et développement organisée par le
Comité québécois. Sont intervenus
en tant que conférenciers invités : M. Jean
Angrand, professeur de science politique à lUniversité
Laurentienne de Sudbury (ON), M. Normand Beaudet, membre fondateur
et coordonnateur dactivités au Centre de ressources
sur la non-violence, M. Michel Chossudovsky, professeur de
sciences économiques à lUniversité
dOttawa et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation,
M. Fred Doura, Docteur en sciences économiques, conférencier
et auteur de plusieurs ouvrages et articles sur léconomie
dHaïti et la mondialisation, ainsi que M. Francis
Saint-Hubert, économiste haïtien, ancien membre
de la Commission sur la restitution de lindemnité
de lindépendance. Ceux-ci ont entretenu lassistance
respectivement sur les problèmes politiques soulevés
par la crise haïtienne de 2004, les approches de désamorçage
des crises et la gestion des conflits, les enjeux du coup
dÉtat en Haïti, le profil économique
et social dHaïti en ce début du XXIe siècle
ainsi que sur la question de la restitution de lindemnité
de lindépendance et la réparation. M.
Jocelyn Coulon, qui devait présenter le rôle
que peut jouer lONU en Haïti fut malheureusement
empêché par un léger problème de
santé. Malgré linterruption délectricité
qui est venue perturber lévénement, les
conférenciers invités ont brillamment exposé
des arguments de taille pour latteinte de pistes de
solutions en vue dune paix véritable, viable
et durable pour Haïti, préalable au développement
du pays. Le Comité québécois tient
aussi à souligner lengagement solidaire des nombreux
bénévoles qui ont participé à
lorganisation et à la tenue de lévénement.
Enfin, nous nous réjouissons de lintérêt
et de la participation dun si grand nombre de membres
de la commuanuté haïtienne de Montréal
et de la société daccueil. Cette participation
massive, entre 250 à 300 personnes, malgré le
fait que lactivité se tenait un soir de semaine
en plein froid hivernal démontre lintérêt
toujours croissant des Canadiens dorigine haïtienne
à contribuer aux destinées de leur pays dorigine.
Les gouvernements provincial et particulièrement fédéral,
ne peuvent lignorer dans leur choix politique en ce
qui concerne Haïti. Grâce à la participation
de tous et à votre solidarité, cette conférence
a pu se réaliser conformément aux objectifs
préalablement fixés. Merci à tous !
II. Revue de presse
Presse
haïtienne
Haïti
: Grupo M, condamné par la justice haïtienne pour
violation des droits des travailleurs à Ouanaminthe
Le tribunal
de première instance de Fort-Liberté (Nord-est)
a condamné Grupo M, propriétaire de la zone
franche de Ouanaminthe (région frontalière avec
la République dominicaine), à verser 1,5 millions
de gourdes (environ 40 000 dollars) pour violation de certains
droits du travail de ses employés.
Le tribunal
a rendu son jugement sur la base de plaintes déposées
par plusieurs ouvriers de la zone franche dont celles de Jean-Baptiste
et dOmelia Joseph. La sentence a été notifiée
à lentreprise dominicaine le 17 décembre.
Le quotidien
dominicain El Nacional rapporte que Grupo M a nié avoir
été condamné et a rejeté les violations
qui lui sont reprochées. Il a également réaffirmé
son attachement aux lois haïtiennes, au code du travail
et aux droits des travailleurs, indique le journal.
Grupo
M opère depuis environ 4 ans dans la région
frontalière, où des usines de textile ont été
installées sur les terres cultivables de Maribahoux.
De nombreux conflits ont opposé les patrons et ouvriers
de la zone franche. Ces derniers ont, à plusieurs reprises,
dénoncé les violations de leurs droits syndicaux.
Le groupe
patronal dominicain opère depuis avril 2002 suite au
commencement des travaux dans la zone franche, inaugurés
par lancien président Jean-Bertrand Aristide
et son homologue dominicain, lancien président
Hypolito Mejia.
En août
de lannée dernière, lUnion des médecins
haïtiens (UMHA) avait révélé que
des vaccins administrés aux ouvriers de la zone franche
de Ouanaminthe avaient produit des effets tels que : troubles
menstruels et accouchements prématurés chex
les femmes, troubles de la virilité, apparition de
mamelles et production de substances lactiques chez les hommes.
LUMHA
avait demandé à lÉtat haïtien
via le Ministère de la Santé publique et de
la Population de prendre des dispositions pour faire la lumière
sur le dossier. À ce jour, la presse et le public nont
pas été informés sur une quelconque initiative
gouvernementale. Source : Goston Pierre, Altepresse
12-01-05.
Haïti : Une première
dans le mouvement syndical
Linstitution
dencadrement ouvrier, Batay Ouvriye, a salué
ce 10 février la signature dun accord entre les
patrons de la Compagnie de développement industriel
(CODEVI) et le Syndicat des travailleurs de la zone franche
de Ouanaminthe (SOKOWA).
Lors
dune conférence de presse, Yannick Étienne
de Batay Ouvriye a considéré la signature de
laccord, qui intervient après 8 mois de conflit,
comme une première dans lhistoire du mouvement
syndical haïtien. Cet accord représente un grand
pas dans le conflit qui oppose depuis juin 2004 les ouvriers
et les patrons de la CODEVI, a souligné M. Étienne.
À
présent, « la lutte va être plus tenace
», a-t-il prévenu, puisquil sagit
de faire respecter les différents points de laccord
conclu le 5 février. Le document prévoit, entre
autres, la réintégration de 150 ouvriers révoqués,
la reconnaissance de la liberté syndicale, le respect
des droits des travailleurs, la création dun
comité paritaire entre les deux parties et la mise
en place dun fond de solidarité pour venir en
aide aux ouvriers révoqués.
Yannick
Étienne pense que lexpérience doit servir
dexemple à tout le mouvement syndical haïtien.
Il a encouragé les autres syndicats du pays à
sapproprier le modèle de SOKOWA afin de faire
valoir leurs droits au sein des espaces de travail.
Le secrétaire
exécutif de la plateforme des organismes haïtiens
de défense des droits humains (POHDH), John Picard
Byron, qui a assisté aux négociations, a parlé
d« accord historique » entre les deux protagonistes
de la zone franche de Ouanaminthe.
M. Byron
sest adressé à « ceux (les entrepreneurs)
qui prônent à longueur de journée dans
les médias haïtiens un nouveau contrat social
», les invitant à signer « un autre contrat
social » avec les ouvriers de leurs industries.
«
Le contrat social doit prendre des formes concrètes
et ne doit pas avoir seulement une visée politique
», a précisé le secrétaire exécutif
de la POHDH. « Il faut que les gens qui en font la promotion
commençent par reconnaître les droits des uns
et des autres à lintérieur de ce processus
social et dans tous les domaines », a-t-il ajouté.
Source : Goston Pierre, Alterpresse, 11-02-05.
Le
Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants
(SJRM) préconise de meilleures conditions de vie dans
les sucreries dominicaines
Les autorités
de la République dominicaine doivent recourir à
des plans de nutrition et déducation appropriés
pour freiner la misère endémique dans les bateyes
(sucreries).
Telles
sont les principales recommandations issues du « Diagnostic
de la situation nutritionnelle dans les bateyes de la République
dominicaine », présenté à Santo
Domingo le 9 février 2005 par le Service Jésuite
aux Réfugiés et aux Migrants (SJRM) devant des
représentants dorganisations et des journalistes,
dont le correspondant dAlterpresse.
Face
aux dramatiques conditions de vie, notamment sanitaires, dans
les sucreries de la République dominicaine, où
résident une main-duvre de nationalité
dominicaine pour la plupart dascendance haïtienne,
les chercheurs du SJRM plaident pour limplantation de
programmes « dallaitement maternel, de vergers
communaux et familiaux et délevage danimaux
afin daccroître la disponibilité daliments,
sources de protéines, vitamines et minéraux
». Ils demandent aussi aux autorités dominicaines
de mettre en place des politiques qui facilitent laccès
des communautés des bateyes aux services de base, tels
leau potable, la santé, les emplois, léducation
et autres.
Plus
de 57% des enfants de 6 à 12 ans résidant dans
les bateyes consomment du lait de manière occasionnelle
seulement et plus de 12% des enfants de 5 ans souffrent de
malnutrition chronique. Les problèmes de santé
ne sont pas en voie de se résorber, lalimentation
y est précaire, les emplois et logements décents
font défaut, la majorité des habitants des sucreries
dominicaines ne disposent pas de papiers didentification,
a souligné létude du SJRM. 55% des habitants
des bateyes utilisent du bois de chauffage et du charbon pour
la cuisson des aliments contre 19% qui ont accès à
des cuisinières.
«
Le niveau déducation de la mère ou de
la personne en charge de la famille influence létat
nutritionnel dans les bateyes, où les enfants sont
aux soins de leurs mères dans 82% des cas »,
selon les résultats de la recherche qui constate que
les femmes sont les chefs de famille de 21% des ménages.
En ce sens, la recherche recommande au gouvernement dominicain
dencourager un ensemble dinitiatives dallaitement
maternel coordonnées par les organisations sociales
oeuvrant dans les sucreries et par le Secrétariat dÉtat
à la santé. 38% des responsables des ménages
ne savent ni lire ni écrire et 61% des jeunes de 16
à 20 ans ne fréquentent pas lécole.
Sur la question de léducation, le SJRM convie
le gouvernement dominicain à promouvoir la scolarité
des filles et des garçons ainsi que des activités
favorables à lalphabétisation des adultes.
Il prône également un enseignement continu.
Dans
leur rapport, les chercheurs du SJRM précisent que
82% des habitants des sucreries concernés par létude
sont des ressortissants dominicains.
En ce
qui a trait aux services de base, létude révèle
que 72% des maisons manquent de services sanitaires. Par exemple,
34% des maisons partagent des latrines avec celles des bateyes
de la région sud de la République voisine dHaïti.
La recherche
du SJRM explique que 70% des maisons dans les bateyes nont
pas de services pour ramasser les ordures. Parmi la population
des sucreries ayant fait lobjet de létude,
seulement 48% des ménages brûlent les ordures
tandis que le reste lance les déchets dans les buissons
et vallons.
Lapprovisionnement
en eau potable constitue un autre point de préoccupation
soulevé dans létude : seulement 15% des
ménages y ont accès chez-eux alors que 43% nont
pas de système de tuyauterie et sapprovisionnent
dans les rivières et autres cours deau.
12% des
enfants des bateyes, considérés dans létude,
font face à une malnutrition chronique, tandis que
4% en souffrent de façon jugée très grave
par les chercheurs.
La réalité
de la misère dans les bateyes, telle que décrite
dans la recherche du SJRM, ne semble nullement inquiéter
les autorités dominicaines du Conseil dÉtat
du sucre (Consejo Estatal del Azucar-CEA) qui devraient veiller
à ce que les habitants des bateyes aient une vie digne
dans les centrales sucrières, suivant les conclusions
de létude. En outre, les propriétaires
des centrales sucrières privées font peu ou
rien pour améliorer les conditions de vie, et particulièrement,
les conditions de santé des jeunes et des personnes
âgées résidant dans les bateyes, indiquent
les données du diagnostic de la situation nutritionnelle
réalisée par le Service Jésuite aux Réfugiés
et aux Migrants.
LÉtat
dominicain détient 10 centrales sucrières sur
le territoire voisin de la République dHaïti.
3 se trouvent dans la région sud : Ingenio Barahona
(Barahona), Porvenir (Peravia) et Haina ; 5 dans la région
est : Porvenir, Consuelo, Santa Fe, Boca Chica et Quisqueya,
toutes établies à San Pedro de Macoris ; 2 au
nord de la République dominicaine : Montellano et Amistad,
installées dans la province de Puerto Plata, non loin
de la ligne frontalière Ouanaminthe / Dajabon.
La gestion
du gouvernement de Léonel Fernandez, pendant la période
1996-2000, a fait enchérir ces centrales sucrières
qui se trouvent aujourdhui sous une administration à
demi-privatisée.
Létude
du SJRM repose sur un échantillon de 220 sucreries,
dont 7 ont été choisies dans la région
sud, 12 dans lest et 3 dans le District national (zone
métropolitaine) de la capitale Santo Domingo.
Létude
a été effectuée dans les bateyes Isabela,
Batey 4, Batey 6 et Chuchilla, de la province de Bahoruco
; Bombita de Baharona ; Batey 7 et Batey 9 de Independencia
; Hato San Pedro, La Jagua, Guazumita, La Mina, Memejo, Juan
Sanchez, Cojobal et Altagracia, de Monte Plata ; Don Juan,
Alejandro Bass, Aleman y Soco, de San Pedro de Macoris ; Duquesa,
Palamara et Yacht, du District national de Santo Domingo.
Dirigé
par la spécialiste en alimentation et nutrition, Maria
Altagracia Fulcar, le « Diagnostic de la situation nutritionnelle
dans les bateyes de la République dominicaine »,
rendu public à Santo Domingo le 9 février 2005
par le Service des Jésuites aux Réfugiés
et aux Migrants, a compté sur la participation de plusieurs
spécialistes tels Tomas Sandoval et Rafael Terrero.
Source : José Luis Soto, Alterpresse 23-02-2005.
Presse dominicaine
Huit
ressortissants haïtiens oubliés dans un hôpital
dominicain
Huit
Haïtiens sont abandonnés dans un hôpital
dominicain. Ni lambassade haïtienne en République
dominicaine ni aucune autre organisation humanitaire ne viennent
à leur aide.
Cest
ce qua indiqué José Ogando, un travailleur
social du centre médical, cité samedi par le
quotidien dominicain El Caribe. « Mes efforts pour que
les autorités haïtiennes viennent en aide à
ces citoyens se sont révélés inutiles
», a souligné M. Ogando.
Les patients
haïtiens ont été admis au service durgence
de lhôpital pour des accidents et des blessures
à larme blanche, mais leurs familles ne se sont
pas manifestées depuis, selon ce que rapporte M. Ogando.
Un adolescent
du nom de Johnny a été admis au centre hospitalier
depuis un mois. Celui-ci admet vivre dans un camp (Azua) à
120 kilomètres à lest de Saint-Domingue,
alors que ses parents sont en Haïti.
Lhôpital
attendrait, selon M.Ogando, une réponse de lambassade
pour résoudre la situation de ladolescent et
de sept autres Haïtiens.
Si auparavant
ladmission de patients haïtiens était fréquente,
ces derniers nétaient toutefois pas abandonnés
du temps que M. Edwin Paraison était le consul général,
selon les propos de M. Ogando.
Depuis
la démission de lambassadeur Guy Alexandre en
décembre 2003, le poste est resté vacant en
République dominicaine. Récemment, une vague
de révocations a perturbé davantage le fonctionnement
de la mission diplomatique haïtienne en République
dominicaine. Source : Itania Maria, El Caribe 07-02-05.
Des
ONG dominicaines plaident en faveur dun traitement humanitaire
pour les Haïtiens
Des organisations
non gouvernementales dominicaines ont préconisé
la reconnaissance juridique et un traitement humanitaire pour
les travailleurs haïtiens qui résident illégalement
en territoire dominicain.
Le Mouvement
socio-culturel pour les travailleurs haïtiens (MOSCTHA)
et le Centre culturel dominico-haïtien (CCDH) ont aussi
plaidé pour le renforcement des liens de fraternité
et de réciprocité entre la République
dominicaine et Haïti.
À
loccasion du 20e anniversaire du MOSCTHA, Joseph Chérubin,
directeur de l'organisme, a fortement sollicité le
gouvernement dominicain pour quil déclare une
amnistie dans laquelle il serait prévu daccorder
le droit de résidence aux immigrants haïtiens
ayant vécu plus de dix ans en territoire dominicain.
Il a
soutenu qu'il est nécessaire que l'État reconnaisse
les apports des « sans-papiers » haïtiens,
principalement les coupeurs de canne à sucre, à
la croissance économique de la République dominicaine.
Source : Manuel Nova, El Nacional 04-02-2005.
III.
Nouvelles internes du Comité québécois
Conférence avec le
Révérend Edwin Paraison
Cest
le mardi 15 février dernier qua eu lieu, à
la Confédération des syndicats nationaux (CSN),
une conférence-débat avec le Révérend
Edwin Paraison lors dun bref séjour à
Montréal. M. Paraison, fervent défenseur des
droits des travailleurs haïtiens et leurs descendants
vivant en République dominicaine, récipiendaire
du prix international Anti-Slavery 1994 et Consul général
dHaïti en République dominicaine jusquen
juillet 2004, sest entretenu avec des membres de la
communauté sur la situation actuelle des migrants haïtiens
en République dominicaine, le cas des réfugiés
politiques et les retombées de la crise haïtienne
sur les relations bilatérales. Cette activité
a été organisée à la toute dernière
minute car nous avons reçu la confirmation du voyage
de M. Paraison le dimanche 13 février. Nous remercions
tous les bénévoles et participants à
cette conférence, Mme Fania Awe pour son aide si précieuse,
ainsi que la Confédération des syndicats naitonaux
(CSN) pour le prêt dune salle.
Bienvenue à nos nouveaux bénévoles
Le Comité
québécois tient à saluer chaleureusement
ses nouveaux bénévoles. Depuis le début
du mois, M. Abraham Reyes sest joint à léquipe
pour donner un coup de pouce dans le domaine de linformatique
alors que Mme Alexandra Casimir vient nous appuyer en bureautique.
Nous leur souhaitons la bienvenue !
Demande
de dons
Nous
faisons appel à tous nos membres et sympathisants afin
de recueillir vos dons de toutes sortes. En tant quorganisme
à but non lucratif, nous comptons beaucoup sur votre
générosité. Nhésitez pas
à faire circuler le mot dans votre entourage! Pour
faire un don au Comité québécois
ou pour obtenir plus dinformations, veuillez communiquer
avec nous par téléphone au (514) 523-2434. Pour
recevoir un reçu de charité, déductible
dimpôt, veuillez SVP libeller votre chèque
à lordre de Comité haïtien / Paroisse
Sacré-Cur. Les dons en matériel (ordinateurs,
télécopieurs, photocopieurs, etc.) sont aussi
les bienvenus.
IV.
Annonces communautaires
Lancement
du Club CADIH (Concert-Action pour le développement
intégré dHaïti)
Le Comité
québécois est heureux davoir été
invité à assisté à la conférence
de presse de lancement du Club CADIH (Concert-Action pour
le développement intégré dHaïti)
qui a eu lieu le 22 février dernier à lHôtel
Universel à Montréal. Le Club CADIH est un organisme
sans but lucratif établi à Montréal travaillant
depuis lété dernier, en concertation avec
dautres associations et organismes, à lélaboration
dun plan daction stratégique pour le rétablissement
du bon fonctionnement de lÉtat et de la nation
haïtienne. le Club CADIH cherche à sensibiliser
lopinion publique sur les causes réelles souvent
occultées de la chaotique situation dHaïti
et à obtenir la contribution des intéressés-es
à leffort de redressement nécessaire.
Le Club CADIH veut surtout sassurer de la participation
effective de la femme et de lhomme haïtiens à
cette entreprise nationale, en tant que principaux agents
de changement de la sombre condition existentielle du pays
après deux cents ans dindépendance. Pour
en connaître davantage sur le Club CADIH, vous pouvez
visiter leur site Internet à ladresse suivante
: www.clubcadih.org,
écrire à ladresse suivante : info@clubcadih.org
ou encore, les rejoindre par téléphone au (514)
278-9571.
Programmes
des manifestations à Montréal et Ottawa pour
souligner le 1er anniversaire du départ dAristide
Le Bulletin
La Machette a reçu des communiqués concernant
la programmation des manifestations qui auront lieu à
Montréal et à Ottawa dans le cadre du 1er anniversaire
du départ dAristide.
Pour
protester contre le coup détat contre la démocratie
haïtienne, auront lieu à Montréal une manifestation
pacifique suivie dune marche, le samedi 26 février
prochain à midi. Les intéressés sont
priés de se rendre au Complexe Guy Favreau, 200 Boul.
René-Lévesque Ouest (métro Place des
Arts / Place dArmes). Pour de plus amples renseignements
: (514) 802-5424 ou democratiepourhaiti@email.org.
Ou encore, visitez : http://www.haitiaction.net
/ http://www.vwazanset.org
Se tiendra
également une manifestation devant le Parlement à
Ottawa le lundi 28 février. La manifestation sera précédée
dune conférence de presse et suivie dune
table-ronde. Pour informations, communiquez avec les responsables
de la Communauté haïtienne de lOutaouais
pour la reconstruction dHaïti (CHORHA) : rdubuisson@hotmail.com
ou jafrikayiti@hotmail.com.
La
Fédération médicale étudiante
du Québec organise un stage en RD en collaboration
avec Bra Dominicana
La Fédération
médicale étudiante du Québec qui représente
lensemble des étudiants en médecine du
Québec organise un stage de sensibilisation à
la coopération internationale en République
dominicaine en collaboration avec lorganisme Bra Dominicana.
Il sagit dun stage clinique auprès des
populations haïtiennes travaillant dans les bateyes.
Les étudiants travailleront avec des médecins
locaux pendant 1 mois et ce, jusquà concurrence
de 2 étudiants par mois, tout au long de lannée.
Nous vous tiendrons informés de lévolution
du projet dans les prochains numéros de La Machette.
Pour des informations supplémentaires, nous vous invitons
à écrire à ladresse suivante :
noaquebec@yahoo.ca.
Mois de lHistoire
des Noirs à Montréal
Le Moins
de lhistoire des Noirs à Montréal prendra
bientôt fin. Pour tout renseignement sur le calendrier
ou le programme, visitez : http://www2.ville.montreal.qc.ca/mhn/fr/index.shtm
Prix Rosa-Parks, édition
2005
Chaque
année, la Table Ronde du Mois de lHistoire des
Noirs et la Commission canadienne des droits de la personne
décernent le prix Rosa-Parks à un membre de
la communauté noire sétant distingué
dans la promotion et la défense des droits de la personne.
Le prix Rosa-Park 2005 sera dévoilé le 26 février
prochain à Montréal, lors de la soirée
de clôture du Mois de lHistoire des Noirs. Pour
plus dinformations : Patrick Gérard (514) 282-2443.
«
Le jazz sexpose » oeuvres de Joseph André
Jusquau
26 février, lartiste-peintre montréalais
dorigine haïtienne, Joseph André, vous invite
à son exposition « Le jazz sexpose »
qui propose la musique et la danse agissant comme des éléments
déclencheurs à sa peinture, à travers
une douzaine duvres. Lévénement
se tient à lEspace de lopticien Georges
Laoun, 1368 Sherbrooke Ouest du lundi au mercredi (10h à
18h), les jeudis et vendredis (10h à 19h) et les samedis
(10h à 17h). Entrée libre. Pour informations
supplémentaires : (514) 490-1001. Source : Joseph André-
josefkalolo@hotmail.com.
Première
mondiale de LWAZA
Jusquau
samedi 26 février et dans le cadre du Mois de lHistoire
des Noirs, assistez à une chorégraphie de la
Nouvelle création de ZAB MABOUNGOU de la Compagnie
Danse Nyata Nyata. Les représentations ont lieu à
20h. Pour réservation de billets (20$ / 15$ / 10$ /
7$), communiquez par téléphone au (514) 982-3386.
Pour informations : http://www.m-a-i.qc.ca/site_francais/main.html
/ http://www.nyata-nyata.org/fr_030_spectacles.htm.
- Questions
/ commentaires / suggestions : nhésitez pas
à communiquer avec nous!
-
Pour appuyer laction du Comité québécois,
nous vous invitons à naviguer notre site Web et nous
vous demandons d'encourager vos amis à en faire autant
à ladresse suivante : www.geocities.com/cqrd
Équipe de La Machette
- Édition
: Pérard Joseph
- Coordination
: Ann Dominique Morin
- Rédaction
: Ann Dominique Morin
- Traduction
: Émile Jean-Gilles
- Révision
et correction : Léa Roboam, Ann Dominique Morin,
Pérard Joseph
- Recherche
: Noureddine Salhi, Ann Dominique Morin
- Conception
graphique : Antoine Dang-vu
- Documentation
site Internet : Maxime Dallaire
- Archives
des anciens numéros : www.geocities.com/cqrd
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Le genre masculin est employé afin dalléger
le texte et den faciliter la lecture.

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