COMITÉ QUÉBÉCOIS POUR LA RECONNAISSANCE DES DROITS DES TRAVAILLEURS HAÏTIENS EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

 

La Machette

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CQRDTHRD
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Montréal (QC)
Canada
H2T 2A3

Tél. et fax :
(514) 523-2434

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Montréal, le 24 février 2006

 

I. Éditorial

Si vous rendez visite en République dominicaine, Monsieur le Président

II. Mot de l’équipe

Le mois de l’Histoire des Noirs

III. Revue de presse



Presse dominicaine

« Le gouvernement haïtien et l’OIM lancent un groupe de travail sur la gestion de la migration » (Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR), Espacinsular, 12 janvier 2006.)

« 17 personnes soumises à la justice pour le décès de 25 illégaux asphyxiés » (Ramón Urbáez,
La République, Saint-Domingue, 19 janvier 2006)



Presse haïtienne

« Rapatriement de 72 illégaux haïtiens à Belladère » (Djems Olivier, AlterPresse, Belladère, 3 février 2006)

« Préval en République dominicaine le 2 mars prochain » (
AlterPresse, Port-au-Prince,  23 février 2006)



IV. Nouvelles internes du Comité québécois

Bienvenue à notre agent de liaison et de projets et bonne chance à son prédecesseur!

Demande de dons et de bénévoles



V. Annonces communautaires

Plan Nagua organise un colloque sur la discrimination raciale

Le Comite annonce l’arrivée de ginette appolon a montreal

Lisez référence magazine international

Un peuple, une histoire, une lutte

Festival du film sur le Guatemala

Invitation à un colloque public bilingue sur les Amériques

Participez dans un film documentaire!

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I. Éditorial

Si vous rendez visite en République dominicaine, Monsieur le Président

Par Ilionor LOUIS

Selon le journal dominicain « El Nacional », le président élu d’Haïti, René Préval, devrait effectuer une visite en République dominicaine au cours du mois de mars. Mais la date et les objectifs de cette visite n’ont pas été dévoilés. Il s’agit d’un bon signe, quand même, car l’année 2005 et le début de 2006 ont été pleins de rebondissements dans les rapports entre les deux pays. Les autorités gouvernementales de facto, en Haïti, n’avaient jamais pris de position claire pour condamner les injustices et la violation des principes de base commis par les autorités dominicaines dans le cadre de leur politique de rapatriements forcés des travailleurs haïtiens de Saint-Domingue. En août 2005, quand trois Haïtiens ont été brûlés à mort dans des conditions non élucidées jusqu’à présent, des acteurs de l’espace politique haïtien, entre autres, Evans Paul, Victor Benoît et Prince Pierre Sonson, étaient montés au créneau pour condamner ce crime odieux et dénoncer en même temps l’irresponsabilité des diplomates haïtiens en poste en République dominicaine. Selon eux, ils ne font rien pour défendre les droits de nos compatriotes. Marc Bazin, avait alors admis que, pour retenir les travailleurs en Haïti, « il faut créer du travail, relancer la production nationale et refaire le visage économique du pays »[1].

Candidat à la présidence, Léonel Fernandez, en tête à tête avec le dirigeant de la « Konvansyon Inite Demokratik » (Convention pour l’unité démocratique), Evans Paul, en mai 2004, déclara « qu’il faut changer la politique en Haïti, mener une politique de changement pour le développement ». Il avait pris l’engagement de travailler, au cas où il serait élu, avec la communauté internationale pour contribuer au progrès d’Haïti. Mais l’opinion publique a accusé le gouvernement dominicain d’avoir toléré sur son territoire des «rebelles» qui ont combattu le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide jusqu’à son renversement. Cette situation est à l’origine d’une situation d’instabilité politique qui, au lieu de faciliter le progrès d’Haïti, l’a rendue plus vulnérable et dépendante de l’étranger, notamment de la République dominicaine.

Quel est l’objectif de la visite de Préval en République dominicaine? Le président élu se contentera-t-il de rendre visite simplement à son homologue dominicain ou bien en profitera-t-il pour rencontrer des organisations de la société civile dominicaine qui ont toujours défendu la cause haïtienne? Qu’est-ce qui est au menu de la discussion entre les deux hommes? Haïti représente un marché d’environ un milliard de dollars (US) pour la République dominicaine, dans le cadre des échanges commerciaux asymétriques entre les deux pays. Il ne fait aucun doute que les autorités dominicaines, ayant intérêt à s’assurer de la disponibilité de ce marché, offriront ce qu’ils peuvent pour que soient maintenues les mêmes conditions d’échange inégal. Préval ne devrait pas se ménager d’aborder avec Fernandez une des questions fondamentales, qui est la situation des travailleurs haïtiens dans les plantations de canne ainsi que les conditions de rapatriement des « illégaux haïtiens ». Des questions sensibles, entre autres, le trafic d’enfants haïtiens au niveau de la frontière et les différents massacres ou meurtres perpétrés délibérément, en 2005, contre des Haïtiens sous l’œil complaisant des autorités policières dominicaines, devraient être aussi abordées. Selon une enquête menée par UNICEF et l’OIM, entre 2000 et 3000 enfants âgés de 5 à 13 ans se trouvent dans une situation d’esclavage dans la deuxième ville de la République dominicaine, Santiago. Ces enfants, en provenance notamment de la région septentrionale d’Haïti, n’ont accès à aucun service de base, ont reconnu les deux organismes internationaux. Isabelle Mejia de Grullon, procureure générale pour la protection des enfants à Saint-Domingue, face à cette situation, affirma en 2002 que «  la République dominicaine et Haïti ont signé des conventions relatives aux droits et à la protection des enfants. Ils ont pour responsabilité d’agir pour corriger cette situation »[2]. N’est-ce pas le moment d’aborder ces questions avec le gouvernement dominicain?

Le président dominicain Léonel Fernandez, des dirigeants politiques haïtiens, des responsables d’organisations de la société civile haïtienne ou dominicaine reconnaissent tous que, pour mettre un terme au flot massif de travailleurs haïtiens qui partent en République dominicaine, l’État haïtien doit adopter des politiques qui garantissent le bien-être des citoyens, notamment ceux des populations marginalisées. Il ne s’agit pas seulement pour les autorités haïtiennes de concevoir des politiques publiques sécuritaires à l’égard des travailleurs, l’État dominicain doit respecter aussi les droits des travailleurs haïtiens et des enfants d’origine haïtienne nés en territoire dominicain. Alors comment définir et faire appliquer des politiques d’équité et de justice sociales en Haïti? L’une des causes fondamentales de la fuite de nos travailleurs vers l’étranger, ce sont les inégalités matérielles; en d’autres termes, l’accès différencié des citoyens haïtiens aux biens et aux ressources du pays. Une infime minorité de la population détient le monopole des droits économiques sociaux et culturels, tandis que la majorité croupit dans la misère. En conséquence, on assiste à un exode massif des pauvres vers d’autres cieux estimés plus cléments. Donc, pour prévenir une telle situation, il faut redéfinir les politiques qui garantissent les monopoles accordés à cette minorité. Cela nécessite inévitablement l’application d’une politique de justice distributive. Cette politique comporte deux axes fondamentaux : la reconnaissance et la redistribution. Il ne s’agit pas seulement d’une simple politique de reconnaissance de la différence entre les couches sociales ou des groupes identitaires, mais aussi de la reconnaissance du droit des pauvres à avoir, en plus des droits civils et politiques qui leur sont inhérents comme citoyens, des droits sociaux, économiques et culturels à l’instar de la minorité dominante. Pour cela, il faut leur reconnaître la capacité de définir leurs propres conditions de « vie bonne ». En d’autres termes, ce ne sont pas des technocrates ou « des faiseurs de projets grandiloquents » qui doivent venir leur imposer leur propre conception de « la vie bonne ». Ayant fait quotidiennement l’expérience de la misère, de la détresse et de la souffrance sociale, ils doivent participer activement à la définition et à l’application des politiques publiques qui doivent assurer leur bien-être. On ne devrait pas leur imposer une médecine sans qu’ils aient été préalablement consultés - non pas comme le font les médecins qui prescrivent, mais plutôt dans une logique réelle de démocratie délibérative sans exclusion. Et je pense que c’est là une des conditions de la bonne gouvernance. La redistribution n’est pas réductible à une politique de classe. Elle signifie tout simplement que la liberté dont jouissent les dominants pour investir et exploiter une main-d’œuvre à bon marché ne doit pas empiéter sur celle des travailleurs ou des chômeurs qui, en vertu de leur droit à la vie et au bien-être, doivent pouvoir subsister dignement en tant qu’être humain. Pour cela, il faut un État responsable tant envers les nantis qu’envers les défavorisés. C’est, à mon avis, une des conditions fondamentales pour contenir le flot des Haïtiens qui quittent le pays à la recherche d’un mieux-être ailleurs. C’est aussi la condition nécessaire pour assurer la bonne « gouvernance démocratique » jusqu’à l’échéance du mandat de Préval.



II. Mot de l’équipe



Le mois de l’Histoire des Noirs

Le Comité québécois pour la reconnaissance des droits des travailleurs haïtiens en République dominicaine souligne que le mois de février est le mois de l’Histoire des Noirs. Le Comité invite tous ses membres et sympathisants à participer aux événements qui y sont reliés. Aussi à noter, le 21 mars est la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.



III. Revue de presse



Presse dominicaine



17 personnes soumises à la justice pour le décès de 25 illégaux asphyxiés



Les 25 Haïtiens sont morts la semaine passée quand ils essayaient d'entrer de manière illégale au pays

SAINT-DOMINGUE. - Les autorités ont soumis à la justice 17 personnes, dont sept militaires déchus, impliquées dans le cas des 25 Haïtiens qui sont morts asphyxiés, la semaine passée, dans un camion fermé, tandis qu'ils étaient transportés depuis Haïti par des trafiquants d'illégaux. L'avocat, Francisco Domínguez Brito, a annoncé que le ministère public demandera la peine maximale de 25 années de prison pour les principaux responsables.

La commission d’enquête, dirigée par Domínguez Brito, a livré, hier soir, un rapport au président Leonel Fernández avec tous les détails des enquêtes sur le décès des illégaux et a recommandé que le gouvernement constitue immédiatement un corps spécialisé de sécurité frontalière, intégré par des membres des trois institutions militaires. Après avoir reçu le rapport, le président Fernández, qui avait sollicité par écrit l’enquête, a dit que la rapidité avec laquelle ont travaillé les responsables de la commission d’enquête démontre l'intérêt qu’a le gouvernement de punir les responsables du décès des Haïtiens.

Selon le rapport, la commission conclut qu’il s’agit d'un trafic illégal d'une quantité indéterminée d'immigrants haïtiens, depuis de Juana Méndez en Haïti, jusqu'en territoire dominicain, qui sont entrés par différentes voies jusqu'à la commune de Dajabón, où ils ont embarqué dans un camion de type fourgonnette, appartenant à la firme Bengy Rent Car de Santiago. Jusqu'à présent, les autorités ont mis sous garde Elvis Rafaël Rodriguez Ortiz, celui qui a loué le véhicule servant au transport des victimes, et son compagnon, Esteban Rosaire, ainsi que Germán Antonio Tatis, celui qui a logé les victimes haïtiennes dans une maison de Dajabón, où ils se rencontrent à pied entre les montagnes et la frontière.

Les autres membres du réseau de trafiquants d'illégaux sont connus et poursuivis par la police. Certaines personnes identifiées sont : Pipe Jiménez, John Jáquez Monción, José Ramón Blanche Carrelée, José Galet et Fernández Lumineux. Les seuls Haïtiens connus sont Yiu et Elioner. Les autorités ont sollicité au gouvernement haïtien l’arrestation de ces derniers. Les militaires déchus et accusés de complicité de meurtre sont : le sergent Santos Peña Reyes et les caporaux, Octavio Amador Martínez, Luis Enmanuel Abréu Vásquez, Keilin Antonio Minier Santos, Víctor Jiménez Núñez, José David Reyes Ozuna et Wilkins López Reynoso.

L’entente

La commission a déterminé que le contrat des trafiquants était d’amener les Haïtiens jusque dans la ville de Santiago, où chacun irait au lieu qu’il souhaiterait par ses moyens. Beaucoup d'entre eux avaient temporairement résidé dans le pays et sont retournés en Haïti à l'occasion des festivités de Noël, mais les nouveaux contrôles à la frontière leur empêchaient de retourner, a dit Domínguez Brito.

Le procureur a regretté le fait que certaines des victimes étaient des Haïtiens qui avaient, à Santiago et à d'autres endroits, des "commerces", comme salons de beauté et des établissements de vente de différentes marchandises. Le camion qui les transportait est resté plusieurs jours en Dajabón jusqu'à ce que tous se soient réunis et soient passés plusieurs contrôles militaires sans que personne, apparemment, ne se rende compte de cette charge humaine.

Les cadavres n'ont pas pu être transférés en Haïti, une foule d’Haïtiens ayant attaqué le véhicule qui les retournait jusqu'à Juana Méndez, puisqu'en Haïti, courait déjà la fausse rumeur que les 25 Haïtiens étaient morts par balles. Toutes les personnes impliquées sont détenues. D'autres militaires, membres de différents services d'intelligence militaire, renommés en Dajabón, ont été sanctionnés pour négligence.

Source : Ramón Urbáez, La République, Saint-Domingue, 19 janvier 2006.



Le gouvernement haïtien et l’OIM lancent un groupe de travail sur la gestion de la migration

Port-au-Prince, Haïti - Les activités de ce groupe de travail ont été inaugurées officiellement le mardi 9 janvier 2006 au local de l’Organisation internationale de la migration (OIM) en présence de l’ex-ambassadeur haïtien en République dominicaine, M. Guy Alexandre, qui remplaçait le premier ministre Gérard Latortue, empêché; de M. Wilbert Dauphin, directeur général de l’Office national de la migration (ONM); des représentants de plusieurs ministères; du GARR et de la presse.

L’initiative supportée par l’OIM vise à renforcer la capacité du gouvernement haïtien pour définir des mécanismes de gestion de la migration et formuler des accords bilatéraux avec des pays qui reçoivent dans la région des flux importants d’immigrants haïtiens, tels que la République dominicaine, les Bahamas, les Iles Turcs & Caicos et les Antilles françaises.

« La migration non régulée a des coûts sociaux, financiers et politiques pour l’individu de même que pour les gouvernements et la société. En conséquence, toute discussion concernant une meilleure gestion de la migration de main-d’œuvre doit adresser le défi pressant de démanteler les réseaux criminels transnationaux impliqués dans la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants », a souligné Maureen Achieng, chef de mission de l’OIM en Haïti.

Mme Achieng a beaucoup insisté sur la nécessité pour les pouvoirs publics de prendre en charge la gestion de la mobilité de leurs citoyens afin de pouvoir défendre leurs droits et d’éviter qu’ils ne tombent pas dans le piège des réseaux de mafias. Selon elle, cette gestion implique « une amélioration des capacités des acteurs nationaux et la signature, entre les Etats, d’accords bilatéraux qui tiennent compte des spécificités des pays d’envoi et de réception ».

Pour Guy Alexandre, le gouvernement haïtien apprécie cet appui de l’OIM qui vient à point nommé, dans un contexte marqué par des difficultés avec des pays voisins, lesquelles ont comme source la gestion de la migration et de la main-d’œuvre.

« Le caractère non formel, irrégulier et non contrôlé de la migration haïtienne entraîne des difficultés avec nos voisins qu’il convient de régler. Pour cela, il faut renforcer la capacité de l’Etat à mettre en place des procédures pour réguler notre migration », a déclaré l’ancien ambassadeur.

Intitulé « Renforcement des capacités du gouvernement haïtien à formuler des accords bilatéraux avec les pays qui reçoivent des travailleurs migrants haïtiens », ce projet a été conçu par l’Office national de la migration (ONM) en collaboration avec l’OIM.

Le groupe de travail, composé des représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Justice, des Haïtiens vivant à l’étranger, de l’Intérieur, des Affaires sociales, de l’ONM, de la Planification et de la Coopération externe et d’acteurs non gouvernementaux, dont le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR), a un délai de 7 mois pour produire un document présentant des recommandations au gouvernement haïtien en vue d’une meilleure gestion du flux migratoire.

Source : Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR), Espacinsular, 12 janvier 2006.



Presse haïtienne



Rapatriement de 72 illégaux haïtiens à Belladère

Belladère – « Les autorités dominicaines ont rapatrié, le 2 février 2006, 72 illégaux haïtiens, dont 68 hommes et 4 femmes enceintes », a constaté un reporter de l’agence AlerPresse.

Arrivés pieds nus dans la commune de Belladère, ces sans-papiers ont été accueillis par le Comité des droits de l’homme de cette région.

Selon les précisions de Yannick Civil, responsable dudit comité, ces Haïtiens ont été expulsés dans des « conditions lamentables et humiliantes. Pieds nus, habillés de haillons rapiécés, ils n’avaient pas le droit de prendre leurs effets personnels ».

Parmi les rapatriés figure un étudiant qui a été appréhendé au moment où il se rendait à l’école.

Les rapatriés ont à leur tour indiqué à AlterPresse qu’ils ont été capturés pour la plupart sur leur lieu de travail. D’autres ont été interceptés à bord de taxis.

C’est le cas de Simon Pierre (24 ans), originaire de Tiburon (sud d’Haïti). Pierre vivait en République dominicaine depuis 7 ans avec son concubin Natacha, native du Cap-Haïtien (nord d’Haïti).

Un autre rapatrié a reconnu que son passeport était périmé depuis plusieurs mois.

Mais que vaut le passeport haïtien en République dominicaine, s’est interrogé Pierre. « Un de nos camarades s’est vu déchiré son passeport par des agents de l’immigration dominicaine », souligne-t-il.

Yannick Civil rappelle que des illégaux haïtiens sont souvent malmenés, humiliés et matraqués lors de leur capture. Elle relate le cas de Destin Titus, qui s’était vu couper une de ses oreilles avant d’être emprisonné par les autorités dominicaines.

Selon la militante des droits des migrants, une quinzaine d’Haïtiens seraient actuellement emprisonnés, maltraités avant leur éventuelle expulsion.

Depuis juillet 2005, le rapatriement d’illégaux haïtiens s’est intensifié. La semaine dernière, on dénombrait à Belladère 268 rapatriés en 4 jours, selon un décompte effectué par le Comité des droits de l’homme.

Malgré ses maigres moyens, le Comité se charge d’héberger et de nourrir les rapatriés durant plusieurs jours. Il leur donne aussi un peu d’argent pour regagner leur localité d’origine.

Le comité indique n’avoir jamais reçu d’appui financier de la part des autorités municipales.

Source : Djems Olivier, envoyé spécial, AlterPresse, Belladère, 3 février 2006.



Préval en République dominicaine le 2 mars prochain

Le président élu d’Haiti, René Préval, doit se rendre en République dominicaine le 2 mars prochain, informe la presse dominicaine.

« Mon premier voyage se fera chez nos frères dominicains », déclare Préval lors d’un entretien accordé le 22 février au quotidien dominicain Diario Libre.

C’est la première visite qu’effectue Préval à l’étranger depuis sa proclamation officielle comme vainqueur des élections du 7 février dernier.

Les autorités dominicaines et haïtiennes travaillent présentement à la préparation de la visite de Préval en République dominicaine, confie l’ambassadeur dominicain en Haïti, Jose Serulle. « On prépare un programme assez vaste pour que le séjour de Préval soit le plus agréable possible et qu’il puisse se réunir avec ses compatriotes », indique-t-il au quotidien El Nacional.

René Préval estime que les gouvernements haïtien et dominicain doivent faire un effort de compréhension mutuelle et avoir de bonnes relations qui permettent aux deux pays de croître ensemble, selon des déclarations rapportées par Diario Libre.

Il rappelle qu’entre 1996 et 2000, lorsque Leonel Fernández accomplissait son premier mandat et qu’il était parallèlement président d’Haïti, les deux gouvernements avaient de bonnes relations.

Aucun détail n’est encore disponible concernant l’agenda de la visite du président élu haïtien en République dominicaine. Mais des sujets de discussions entre René Préval et le chef d’Etat dominicain ne manquent pas.

L’un d’entre eux est très certainement le problème migratoire. Une visite du premier mandataire dominicain à Port-au-Prince a été violemment perturbée le 12 décembre 2005. Des manifestants, en majorité des étudiants, protestaient par ainsi contre les violences répétées dont faisaient l’objet les migrants haïtiens de la part des Dominicains.

Leonel Fernandez a dû quitter en catastrophe la capitale haïtienne, sans avoir eu le temps de rencontrer les différents secteurs souhaités.

Les administrations Préval et Fernandez avaient signé en 1999 un protocole d’accord sur les mécanismes de rapatriements aux termes duquel elles avaient pris divers engagements visant à protéger les droits des personnes en cours de rapatriement.

La signature de ce protocole n’avait pas pour autant fait cesser les déportations abusives et massives. Plus de deux mille personnes avaient été rapatriées à la frontière haïtiano-dominicaine entre fin juillet et mi-août 2005. Une douzaine d’organisations avait alors déploré le silence du gouvernement haïtien.

Source : AlterPresse, Port-au-Prince,  23 février 2006.

 



IV. Nouvelles internes du Comité québécois



Bienvenue à notre agent de liaison et de projets et bonne chance à son prédecesseur!

Le Comité québécois est heureux de vous annoncer l’arrivée de monsieur Didier K. Muamba et de madame Laura au sein de son équipe. Didier K Muamba remplace depuis le 20 février, Laure et Emerson Xavier Da Silva comme agent de liaison et de projets. Laura agit à titre bénévole au service de comptabilité du Comité. Le Comité québécois remercie Laure et Emerson pour leurs contributions et le travail de qualité qu’ils ont réalisé tout au long de séjour au sein de notre organisation. Merci encore et toujours, chers Emerson et Laure!

 



Demande de dons et de bénévoles

Nous lançons un appel à tous nos membres et sympathisants afin de recueillir vos dons de toutes sortes, matériels ou financiers. En tant qu’organisme à but non lucratif, nous comptons beaucoup sur votre générosité. Si vous préférez plutôt donner du temps, sachez que le Comité québécois est à la recherche de bénévoles pour des tâches en bureautique ou en soutien général. N’hésitez pas à faire circuler le mot dans votre entourage! Pour faire un don au Comité québécois ou pour obtenir plus d’informations, veuillez communiquer avec nous par téléphone au (514) 523-2434. Pour recevoir un reçu de charité, déductible d’impôt, veuillez SVP libeller votre chèque à l’ordre de Comité haïtien / Paroisse Sacré-Cœur.



Nous sommes présentement à la recherche d’un ou une bénévole agissant à titre d’adjoint  administratif pour le Comité québécois.



Annonces communautaires

Plan Nagua organise un colloque sur la discrimination raciale



« La discrimination raciale, un frein à la coopération inter-nations » est le thème du colloque qu’organise Plan Nagua du 24 au 25 février 2006. Plusieurs activités sont prévues et plusieurs personnalités venant de la République dominicaine et d’Haïti sont attendues dans le cadre de ce colloque. Ainsi, nous soulignons la présence de Mme Sonia Pierre de la République dominicaine et de Mr Marc-Arthur Fils-Aimé d’Haiti.



Le Comite annonce l’arrivée de ginette appolon a montreal



En sa qualité de militante féministe engagée dans la lutte constante et permanente pour la libération et défense des droits de la femme, Mme Appolon sera à Montréal du 2 au 6 mars pour participer aux journées de la conférence des femmes.

Mme Apollon, auxiliaire/infirmière de formation milite activement dans la lutte des femmes depuis plus de quinze ans. Elle a une très longue carrière organisationnelle et syndicale. En tant que membre du comité Exécutif de la Confédération des Travailleurs Haitiens (CTH),elle est présidente de la Federation Nationale des Travailleurs de Santé (FENATRAS), Présidente de la Commission Nationale des Femmes Travailleuses(CNFT), Coordonnatrice du mouvement inter-syndical des Femmes Haitienne (MISFHA). Actuellement elle coordonne pour la CTH un programme de prévention et sensibilisation du VIH/SIDA.



Lisez Référence Magazine international



Référence est un magazine d'information sociale et culturelle qui se veut un trait d'union dans la mosaïque intercommunautaire du Canada, avec un regard jeté, en particulier, sur les diasporas haïtienne, africaine, latino-américaine et les autres communautés culturelles. Votre abonnement à Référence Magazine International est gratuit jusqu’au 31 décembre 2005, si vous recrutez 5 abonnés.



Pour plus d’informations communiquer avec le rédacteur en chef, M.Pradel Charles au téléphone (514) 374-0215 ou par courriel :
info@referencemagazine.com

ou visiter le site
http:// www.referencemagazine.com.



Un peuple, une histoire, une lutte



Dans le cadre du mois de l’Histoire des Noirs, l’Union mondiale du Peuple Noir vous invite à une soirée conférence qui aura lieu

Le samedi 25 février 2006

à 19 :00

au 2651 Crémazie  Est, coin 2e avenue

Thèmes :

Haïti : une lutte à finir (période esclavagiste 1789-1804) par Monsieur Franklin Ulysse.

Les femmes noires et la résistance du peuple Noir par Monsieur Emmanuel Djehouty-Thot.

L’origine de l’éducation des Noirs par l’auteur Vladimir dit  Capois Lamort

Présentation de 12 Héros de notre histoire par Madame Magalie  X

et autres…

Tous ceux qui seront présents lors de cet événement recevront un Calendrier spécial mettant en évidence 12 de nos principaux héros.



Contributions volontaires



Festival de films sur le Guatemala


Mars 2006 - à l'UQAM

Organisé par le

Projet Accompagnement Québec-Guatemala

1 mars à 19 h

Pavillon Hubert-Aquin, A-1750

Descubriendo a Dominga

(version en espagnol seulement) de Patricia Flynn

(2004), Etats-Unis, 58 min.



8 mars à 19 h

Pavillon Hubert-Aquin, A-1750

Le songe du diable de Mary Ellen Davis, version fr. Montréal.



16 mars à 19 h

1001 de Maisonneuve, M-10380

(dans le cadre de la semaine des 4 jeudis du GRIP sur l'avenir de l'humanité)

Nuevo Horizonte de Santiago Bertolino (2005),

version fr. Montréal.

Présentation en collaboration avec CUSO-Québec.



22 mars à 19 h

Pavillon Education, N-M510

La mémoire du vent, éd. Alter-ciné, version fr. Guatemala, 52 min.



Invités spéciaux et discussion après chaque présentation

Contribution volontaire.

Pour information :

Projet Accompagnement Québec-Guatemala

au (514) 495-3131.

paqg@paqg.org



Invitation à un colloque public bilingue sur les Amériques



Colloque « Conflits socio-environnementaux et autodétermination – Enjeux de développement dans les Amériques »

Les 23 et 24 mars 2006 à Montréal

Avec, entre autres, Dorval Brunelle, Michel Chossudovsky, Omar Aktouf, Louise Vandelac, et avec la participation de 4 conférencières d’Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Équateur et Colombie).

Coût : entrée gratuite, mais inscription fortement recommandée au coût de 5$/jour, dîner inclus.

Pour informations et inscriptions, www.ccdhal.org

ou contacter Marie-Dominik Langlois

à
info@ccdhal.com

(514) 387-2541, poste 238 (Comité)



Participez dans un film documentaire!



Si vous connaissez n'importe quelle famille dans la communauté haïtienne qui serait intéressée à participer.

PBS, une firme de production américaine de Boston, recherche des enfants haïtiens qui parlent anglais. La station PBS produit beaucoup de séries nationales pour enfants, y compris les cartes postales type. Les producteurs seront à Montréal du 3 au 5 mars pour faire quelques démarches pour un possible épisode à Montréal et ils sont très intéressés de rencontrer des enfants de la communauté haïtienne. Ils voudraient rencontrer quelques enfants, apprendre un petit peu le créole, goûter à quelque met traditionnel haïtien, etc. Les cartes postales type est un programme pour enfants. C'est un mélange d’histoires d'animation et de documentaire-modèles de vrais enfants pour enseigner aux enfants américains la diversité inhérente à l'Amérique du Nord.

Pour plus d'informations, consultez la page web de PBS:
http://pbskids.org.



Prochaine édition de La Machette

La prochaine édition de La Machette sera publiée le vendredi 31 mars 2006.



Annonces, questions, commentaires, suggestions? N’hésitez pas à communiquer avec nous!



Pour appuyer l’action du
Comité québécois, nous vous invitons à naviguer notre site Web et vous demandons d'encourager vos amis à en faire autant à l’adresse suivante : www.geocities.com/cqrd



Équipe de La Machette



Édition : Pérard Joseph

Éditorial : Ilionor Louis

Mot de l’équipe : Dider

Coordination : Ann Dominique Morin, Marie-Dominik Langlois

Traduction : Didier

Révision et correction : Marie-Dominik Langlois, Pérard Joseph

Recherche : Marie-Dominik Langlois, Ann Dominique Morin, Noureddine Salhi, Michel Jobin

Collaboration : Ann Dominique Morin, Émile Jean-Gilles, Bonny Jean-Baptiste, Léa Roboam, Ilionor Louis

Conception graphique : Antoine Dang-vu

Documentation site Internet : Maxime Dallaire

Archives des anciens numéros :
www.geocities.com/cqrd

 

 

 

 

 

 

Visitez notre site principal: http://www.multimania.com/cqrdthrd

 
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