L'Homme
la
famille Kendirdgi est originaire d"aintab (Cilicie).Georgi
naquit a Alep (Syrie) le 26 novembre 1881 et
recut le bapteme le 3 decembre suivant en la
Cathedrale armenienne catholique de la ville.Il
apprit au college des Peres franciscains, fonde
en 1615, l'arabe, le francais, l'italien et le
turc.
En 1889 il se rendit a Paris ou son frere Leon
etudiait la medecine. Il y perdit successivement
sa soeur, sa femme qu'il aimait passionement et
sa mere. Les epreuves le marquerent pour toute sa
vie et eurent raison de sa sante.
En aout 1014,son frere Leon,devenu professeur de
chirurgie,apres avoir acquit la nationalite
francaise, partit au front por operer les blesses.
Peu apres,Georgi fut atteint de la
tuberculose,alors qu'il venait de se remarier a
une jeune fille de nationalite suisse.
Ils se rendirent a Cannet pres de Nice,puis en
1917 a Arcachon,pres de Bordeaux,dans l'espoir
d'une guerison qui ne vint pas. Il s'eteignit le
8 avril 1918,apres avoir beaucoup souffert.
Son
Oeuvre: "Les petites Fleurs"
En
1921,son frere Leon,lors d'un sejour a Alep,y fit
imprimer un recueil de poemes arabes que Georgi
avait mis en ordre. l'ouvrage tire a 100
exemplaires fut offert a titre gracieux aux
parents et amis.
Tres vite il devint introuvable et le poete n'eut
pas la notoriete a laquelle il auurait eu droit.
Le recueil portait comme titre AL-ZOUHAIRAT ce
qui signifie:les petites fleurs. Le poete y a
aborde differents sujets.Il admirait Victor Hugo
et composa en 1889 a sa memoire un vibrant
hommage.
En 1990 il dedia a un de ses ami un poeme
intitule "LES MERVEILLES DE PARIS" ou
il decrivit en termes saisissants l'exposition
universelle. La meme annee,il dedia a sa mere une
description de la fete donnee a Versailles,a
l'occasion de la cloture de l'exposition.
Plusieurs de ses poemes disent sa nostalgie pour
sa ville natale et les raisons qui l'ont force a
s'expatrier.Un des plus poignants celebre les
martyres syriens et libanais pendus en 1916 par
Djemal Pacha. Il est un des plus beaux du genre
et meriterait d'etre enseigne dans les ecoles.
Parlant de sa maladie,le poete exprime son
acceptation de la volonte de Dieu,en des termes
touchantset temoignant d'une foi chretienne
profonde. Beaucoup d'ecrivains de notre epoque
pourraient lui envier sa connaissance parfaite de
la langue arabe.
Il
m'a ete dit par Mademoiselle Antoinette
Kendirdgi,dont le pere etait le cousin germain de
Georgi,qu'il a compose aussi des poemes en
francais. Il serait interessant de faire des
recherches pour les retrouver. D'autres
armeniens,des dizaines peut-etre ont ecrit en
arabe en Syrie,en Irak et en Egypte.Il y aurait
lieu la d'un beau sujet pour une these de
doctorat.
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