C - Chilpéric et Gontran

Cette partie propose une étude en parallèle des règles des rois Chilpéric (Der Gottlose König) et Gontran (le bon roi).

Elle tient également à comprendre les contingences particulières qui ont fait et poussé l'auteur des Dix Livres à plaquer sur ces personnages des caractéristiques si différentes.

1) Le cycle de Chilpéric : un échec ?

Pour comprendre le cycle de Chilpéric, il faut en premier lieu connaître le modèle de roi biblique que Grégoire de Tours s’est ingénié à plaquer sur ce roi.

Il s’agit du roi d’Israël Achab ( 874-853)(203). Le nom d’Achab signifie en hébreu " le frère du père ". Chilpéric est le frère de Gontran. Il est assuré que Grégoire était conscient de ce fait. Achab est le fils d’Omri. Il épouse Jézabel.

L’époque du règne d’Achab est marquée par une monarchie qui favorise les gens proches du palais et creuse le fossé entre les classes sociales. L’État pléthorique devient peu soucieux du droit des particuliers (1, R , 21). Il existe le danger de l’attrait d’une civilisation nouvelle qui peut reléguer les coutumes et les traditions dans l’ombre.

Face à cette politique royale novatrice, une forte opposition s’est développée dans les milieux prophétiques attachés à un Dieu lié au peuple par une alliance. Le prophète Élie se dresse alors contre le roi et son inspiratrice Jézabel. " Dès qu’il vit Élie, Achab lui dit : te voilà, toi, le fléau d’Israël ! Élie lui répondit : ce n’est pas moi qui suis le fléau d’Israël, mais c’est toi et ta famille, parce que vous avez abandonné Yahvé et que tu as suivi les Baals [les Dieux de Jézabel]  " .

La mort ignominieuse du roi Achab lui est imputée.

Jézabel est le prototype même de la femme étrangère. Le second élément de son nom peut avoir une signification hébraïque de prince. C’est aussi Frede-gundis : Paix-guerre.

Jézabel est la fille d’Ittobal, le roi des Sidoniens. Elle vient en Samarie épouser Achab. Elle apporte avec elle sa religion et ses prophètes. Elle s’oppose à Élie. Dans la Bible, son portrait historique a été noirci pour en faire la femme étrangère par excellene(204).

Grégoire de Tours fait le parallèle entre les événements de la vie d’Achab et les faits survenus au cours du règne de Chilpéric. Grégoire voit en Chilpéric un personnage néfaste. Chilpéric tente dès 573 d’envahir les possessions tourangelles du roi Sigebert, qui vient de nommer Grégoire au poste d’évêque de la ville quelques semaines auparavant. Sigebert récupère en 574 la cité. Elle tombe à la mort dudit Sigebert dans le giron neustrien. Chilpéric prend alors le contrôle de la cité ligérienne de 577 à sa mort en 584. Sa domination considérée comme illégitime est à l’origine de la vision négative de Grégoire.

Tout comme le prophète Élie s’est dressé contre le roi d’Israël, Grégoire s’est plu à se draper de la robe prophétique et apostropher le mauvais roi Chilpéric.

Ainsi, le roi écrit " un petit traité pour qu’on ne distinguât plus des personnes dans la sainte trinité "(204bis). Grégoire lui oppose une fin de non-recevoir : " délaisse cette croyance, pieux roi. Il te faut suivre ce qu’après les apôtres les autres docteurs de l’Église nous ont transmis, ce qu’ Hilaire et Eusèbe ont enseigné, ce que tu as aussi confessé dans ton baptême " .

Le parcours de Chilpéric est émaillé d’actes réprouvés par l’Église. Après la mort de son père Clotaire, Chilpéric prend possession des trésors et tente de s'emparer de tout le royaume, en s’abouchant par la corruption les francs les plus influents pour obtenir leur fidélité. Ses frères l'expulsent et font ensuite un partage régulier entre eux(205).

Chilpéric épouse Galswinthe. Il entend ainsi répondre à son frère Sigebert qui a épousé Brunehaut, sœur de Galswinthe et toutes deux filles du roi wisigoth Athanagild. La formule célèbre de Grégoire nous laisse déjà entrevoir une partie de la personnalité supposée du roi : " il éprouvait pour elle un grand amour, car elle avait apporté avec elle de grands trésors " . Cette relation de cause à effet est singulière, et tend à montrer au lecteur la dérive annoncée(206).

Chilpéric juge l'évêque Prétextat, accusé d'avoir célébré le mariage de Mérovée et Brunehaut, contraire aux règles canoniques(207). Grégoire participe à ce procès et s'oppose au roi dans sa tentative de ruiner la défense de Prétextat, notamment par l'usage de faux témoins(208).

Prétextat est jugé coupable de tentative de régicide sur la personne de Chilpéric, tout en voulant placer Mérovée sur le trône. Ces aveux lui ont été conseillés par les évêques proches du roi.

Chilpéric contrôle la ville de Tours. Les rapports tendus qu’ont entretenu le roi et l’évêque jusqu’en 584, sont une part de l’explication de la vision si négative du roi.

L’aspect religieux est important. Chilpéric ne fait de largesse aux églises que par la faute d'une épidémie de dysenterie qui lui enlève deux de ses fils, jeunes et nouveau-né. Dans ce chapitre, la reine Frédégonde intervient pour se fustiger elle-même.

"  La miséricorde divine nous supporte depuis longtemps, nous qui faisons le mal, car souvent elle nous a avertis par des fièvres et d'autres maladies, mais sans que notre amendement s’en suivit [...] . Nous thésaurisons sans savoir pour qui nous amassons, [...] voici que nous perdons ce que nous avions de plus beau ! Maintenant, s’il vous plaît, venez! Brûlons tous les livres d'imposition iniques et que notre fisc se contente de ce qui suffisait au père et roi Clotaire"(209).

Frédégonde est stylisée dans le rôle de Jézabel. Elle est avant de conquérir Chilpéric une esclave saxonne. Grégoire fait le parallèle avec Jézabel la Sidonienne. La femme étrangère est celle qui corrompt son époux. Dans une certaine mesure, Frédégonde est responsable de la déchéance du roi , selon la vision de Grégoire. En effet, elle est à l’origine de la mort de deux des fils du roi, et de l’exécution de leur mère Audovère, première reine du roi Chilpéric(209bis). Elle trompe le roi. Son objectif est d’assurer l’avenir de ses enfants au détriment de ceux de Chilpéric et Audovère.

Outre sa qualité d’étrangère, Frédégonde est celle qui s’oppose si violemment à Brunehaut. Dans la faide, Grégoire de Tours est partisan.

Il est par sa qualité d’évêque de la ville de Tours, dans le royaume de Gontran et dans le camp de Childebert II et sa mère Brunehaut.

Face à la figure du mauvais roi Chilpéric, Grégoire pose le règne byzantin de l’empereur Tibère, qui est décrit et montré comme un monarque-type, prompt à apaiser la souffrance des pauvres avec des distributions monétaires. " Il était en effet, d’une extrême bonté, toujours prêt à faire des aumônes ; juste dans ses jugements, très avisé dans l’administration, il ne dédaignait personne, mais enveloppait tout le monde dans sa bienveillance. Affectionné par tous, il était aussi aimé de tous "(210).

Bien qu’il s’efforce de noircir le tableau d’un roi qui lui déplaît, il montre également la possibilité existante pour cet " homme de mal " de prendre une décision sage. Il est possible d’influencer le roi.

Le duc Asclipius attaque un pont gardé par la troupe de Chilpéric, ce dernier commande, puis décommande une expédition positive contre son frère, car " il fut dissuadé de le faire sur le conseil d’hommes de bien qui lui dirent : " ces gens ont agi méchamment, mais toi agis sagement "(211).

Grégoire de Tours utilise pour annoncer la mort dans la famille du roi différents signes. Il fait intervenir une conversation de saint Salvi. Le saint et l’évêque discutent au sein du palais de Berny. Saint Salvi voit, dans une réparation de la couverture du toit, un signe funeste. " Si tu remarques quelque chose de plus, raconte le [ lui dit Grégoire] .Mais lui poussant de profonds soupirs, déclara : je vois le glaive de la colère divine, tiré du fourreau, qui est suspendu sur cette demeure. Or la parole de l’évêque ne fut pas mensongère, car vingt jours plus tard décédèrent les deux fils du roi, dont nous avons plus haut décrit la mort " .

Le livre VI présente cinq chapitres dans lesquels Grégoire consigne des événements à vocation eschatologique qui lui semblent importants. Grégoire rapporte des prodiges : le passage d’une comète, le sang tombant d’un nuage, la peste inguine, un tremblement de terre à Angers, une inondation à Paris. La province espagnole de Carpétanie est dévastée par les sauterelles. Les vignes produisent peu, une épizootie [épidémie touchant un grand nombre d’animaux] ravage le cheptel. Grégoire reprend à son compte les dix plaies d’Égypte. Ils précédent la fin du règne de Chilpéric, vu tel Pharaon opposé au peuple des élus. Dieu envoie les fléaux pour contraindre le pharaon à laisser partir le peuple juif. Dieu veut la mort du mauvais prince : c’est une libération. Les signes sont présents dans tous les livres suivants : ils sont les précurseurs d’une ère nouvelle qui s’annonce.

" Chilpéric, le Néron et l’Hérode de notre temps se rend à la ville de Chelles, là il est assassiné, de deux coups de couteau : puis, aussitôt un flot de sang lui coule tant par la bouche que par la plaie de sa blessure et il rend sa méchante âme " . Grégoire prend en référence la mort d’Achab tué au combat, à Ramot de Galaad, d’une flèche bien placée.

" Le mal qu’il a fait, le texte qui précède l’enseigne. Il a en effet dévasté et incendié souvent de très nombreuses régions. Il n’en éprouvait aucune douleur, mais plutôt de la joie comme autrefois Néron lorsqu’il déclamait des tragédies pendant les incendies du palais. Très souvent, il a puni des hommes injustement à cause de leurs richesses. De son temps rare sont les clercs qui ont réussi à obtenir un évêché [...] . Il avait en aversion les intérêts des pauvres. Il blasphémait continuellement contre les prêtres du seigneur " . Grégoire l’évêque de Tours n’a pas de mot assez dur pour qualifier les actes du roi envers les églises. Chilpéric le païen va à l’encontre de la volonté de Dieu, tel Achab.

" Voici que notre fisc s’est appauvri, voici que nos richesses ont été transférées aux églises. Personne ne règne plus que les seuls évêques. Notre autorité est morte et elle a été transférée aux évêques des cités. Tandis qu’il tenait ces propos, il ne cessait de casser de très nombreux testaments qui avaient été rédigés en faveur des églises [...] quant à la débauche et à la luxure, on ne peut imaginer un excès qu’il n’ait pas commis en réalité et toujours il cherchait de nouvelles inventions pour nuire au monde ".

Et vient enfin cette formule définitive, résumant à elle seul la vision de Grégoire du roi : " il n’a jamais aimé personne d’une manière pure, et il n’a été aimé de personne ; c’est pourquoi, lorsqu’il a exhalé son dernier soupir, tous les siens l’ont abandonné ".

Dans la suite des Dix livres Grégoire fait intervenir Chilpéric lors d’une conversation avec le roi Gontran.

L’évêque voit Chilpéric " tonsuré et consacré comme un évêque ; puis placé et transporté sur une simple chaire, couverte simplement de suies, tandis que brillaient devant lui des lustres et des cierges " 212. Le roi Chilpéric est donc après sa mort mis à la place d’un évêque.

Il en a les attributs, mais les actes néfastes de son règne son figurés par une couche de suie dans la chaire de son église. Grégoire utilise Gontran qui voit, lui, en songe Chilpéric.

Entouré des saints évêques de la famille de Grégoire, le roi sans foi est amené près d’une chaudière d’airain. "  On empoigne le malheureux Chilpéric et, lui ayant brisé les membres, on le projette dans la chaudière. Et sans tarder il fut dissous et liquéfié au milieu des vapeurs des eaux au point qu’il ne resta plus de lui aucune trace " . Il faut voir dans cet épisode un récit stupéfiant. Le bon roi Gontran est plus prompt à condamner son frère que les évêques de Dieu.

Grégoire place sur le règne du roi Chilpéric les éléments empreintés à la vie d’Achab. Il apparaît à la vue des recherches, que le règne de Chilpéric est loin d’être aussi mauvais que ne veut nous le faire percevoir l’évêque de Tours. Grégoire s’est accommodé de la présence du prince neustrien de 577 à 584. Le roi s’est montré cruel. Il a été hostile aux évêques et en général aux gens de l’Église. Son règne ressemble par d’autres côtés à celui d’un prince " éclairé ". Chilpéric fait donner des jeux aux cirques de Paris et de Soissons, à la mode des empereurs romains. Fortunat fait un éloge de sa culture lors du concile de Berny (Carm. IX, 1). Il écrit des poèmes et un traité de théologie dont se moque Grégoire(213).

- 203 - La Bible de Jérusalem, premier livre des rois, 16, 29-22, 38. Dictionnaire encyclopédique de la bible, Brepols, Bruxelles, 1987, p. 10.
- 204 - Voir R. MUSSOT-GOULARD, p. 162.
- 204bis - HF, V, c. XLIV, pp. 310-12.
- 205 - HF, IV, c. XXII, p. 205.
- 206 - HF, IV, c. XXVIII, p. 210.
- 207 - L’épisode est développé pp. 78-79.
- 208 - HF, V, c. XVIII, p. 270 et suivantes.
- 209 - HF, V, c. XXXIV, p. 294-7.
- 209bis - Sur ces faits : pp. 80-81.
- 210 - HF, VI, c. XXX, p. 46-7.
- 211 - HF, VI, c. XIX, p. 36-37.
- 213 - P. RICHÉ, Dictionnaire des Francs, p. 97-98.

2) La promotion du bon roi Gontran

Grégoire de Tours met en place une trilogie (livres VII-VIII-IX) consacrée au roi Gontran. Cette trilogie vient à la suite du cycle consacré au roi Chilpéric, que Grégoire dépeint d’une manière négative très personnelle. La mort du mauvais roi Chilpéric en 584 clôt une période néfaste dans l’esprit religieux de Grégoire. Elle en ouvre une autre : Gontran prend possession de la cité de Tours pour trois années. Le roi la rend à l’Austrasie par le traité d’Andelot.

L’auteur des Dix Livres met en place un parallèle entre la figure historique du roi de Burgondie Gontran et la figure biblique du roi Ézéchias († 689 av. JC) qui fût roi de Juda vers 718/689 ou 727/699. Ézéchias est le fils d’Achaz. Son nom signifie " ma force c’est Yahvé ". Le proto-Isaïe promet la naissance d’un enfant à Achaz . L’époque de ce roi est marquée par un renouveau religieux. Il répudie l’idolâtrie de son père et rétablit le culte mosaïque au Temple(214).

Grégoire va en outre s'attarder sur le titre augustinien du bon roi(215). Il fait du roi Gontran un modèle de pouvoir royal juste. Gontran rompt avec la politique religieuse de son frère, Chilpéric, mort en 584. Grégoire de Tours envisage dans son optique eschatologique la venue du bien après le mal. A la suite d’une période sombre marquée par le règne d'un roi sans foi, succède un renouveau marqué par la personne d’un bon roi. Suivant le livre d’Ézéchiel, dont il prend en exemple la structure livresque, l’évêque de Tours attend la fin des épreuves(216).

Il veut voir venir la réconciliation du peuple élu et de Dieu.

Tel le peuple d’Israël éloigné de Yahvé, le peuple franc s’est éloigné de son Dieu. La mauvaise société s’est retrouvée mené par le pire des rois : Chilpéric.

La mort de Chilpéric ouvre donc une ère nouvelle. Celle du retour en grâce du peuple chrétien de Gaule, sous la férule du roi Gontran.

Grégoire entend alors placer sa vision du roi. Il utilise ses moyens favoris.

La première mention faite de Gontran l’est à la fin du cycle de Chilpéric. Le roi intervient dans la nomination du remplaçant de l’évêque de Bourges. " Comme beaucoup offraient des présents, on prétend que le roi aurait fait cette réponse à ceux qui bigarraient l’évêché : " ce n’est pas la coutume de notre gouvernement de vendre l’épiscopat à prix d'argent, et ce n’est pas non plus la vôtre de l’acheter en faisant des cadeaux, et cela pour que nous ne soyons pas notés d’infamie en réalisant un gain honteux, ni vous comparés à Simon le Magicien, mais conformément à la prévision de Dieu, Sulpice sera votre évêque "(217).

A l’annonce de l’assassinat de son frère, le roi Gontran " pleura très amèrement "(218).

La figure de Gontran est empreinte de dévotion et de piété. Il donne beaucoup aux églises. Le roi distribue les trésors de Gondovald " à des pauvres et à des églises "(219).

Le roi exerce son pouvoir et ses prérogatives de manière humaine. Les comtes Garachar et Bladaste lui sont présentés, accusés de complot avec Gondovald. Le roi les gracie, alors qu’il eut le droit pour un crime de lèse-majesté de les faire exécuter. Il leur rend leurs biens confisqués(220). Un complot est déjoué contre le roi, Gontran ne juge pas nécessaire d’exécuter le préposé à ce meurtre, " parce qu’il jugeait impie qu’un homme qu’on avait fait sortir d’une église fut massacré "(221). Le roi fait oeuvre de miséricorde. La notion est toute chrétienne.

Par tous les égards, Grégoire de Tours s’approprie les éléments signifiants de la vie du roi. Il les met en lumière. Il pousse son interprétation au point de faire du roi un thaumaturge doté de pouvoirs magiques aptes à guérir et apaiser la souffrance. " Le dit roi, comme nous l’avons souvent dit, était généreux dans ses aumônes et assidu aux veilles et aux jeûnes " . la peste inguine ravage Marseille. Le roi ordonne au peuple de prier. Grégoire voit " qu’on le considérait alors non seulement comme un roi, mais aussi comme un évêque de Dieu, plaçant tout son espoir dans la miséricorde du Seigneur[...] . On racontait couramment chez les fidèles qu’une femme, de qui le fils souffrait de la fièvre quarte et était couché douloureusement dans un lit, s’approcha au milieu de la foule des gens du dos du roi, et ayant en cachette détaché des franges du manteau royal, les mit dans de l’eau qu’elle donna à boire à son fils et qu’aussitôt, la fièvre étant tombée, celui-ci fut guéri "(222).

En passant outre la vision prônée par Grégoire, il est possible de visualiser, à l’aide de la situation politique, une figure royale moins idéale qu’il n’y paraît au premier abord.

Le partage effectué en 561, à la mort de Clotaire enseigne que son fils Gontran reçoit la Burgondie. Elle est renforcée du Berry, de l’Orléanais et de quelques régions provençales.

La cohérence veut que Gontran soit un nom burgonde.

La capitale est déplacée très tôt d’Orléans vers Chalon-sur-Saône. C’est une époque où se mettent lentement en place les grandes unités politiques du royaume franc que sont la Burgondie, l’Austrasie et la Neustrie. Dans ce contexte de guerre civile, Gontran est

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